Des enseignes prises d’assaut, des files disciplinées...: le bilan de la réouverture des magasins (photos et vidéos)

Une bonne partie des commerces rouvrait leurs portes au grand public ce lundi dans le cadre de la deuxième phase de sortie du confinement. Et si certaines grandes enseignes étaient prises d’assaut dès les premières heures de la matinée, dans l’ensemble les syndicats n’ont pas constaté de débordement majeur.

Quelques enseignes prises d’assaut

Sans surprise, le parking du magasin Ikea de Zaventem était bien rempli ce lundi midi.

Dans la capitale, la rue Neuve, l’une des plus importantes artères commerciales du pays, le public avait répondu présent, mais la situation était sous contrôle, avec l’aide de la police notamment, relevait la CNE. Si tout semblait se dérouler dans le calme lundi matin, les syndicats nourrissent des craintes pour les jours à venir. Pourra-t-on assurer un tel filtrage dans la durée ? s’interroge Delphine Latawiec, permanente CNE Commerce.

Traditionnellement, le lundi matin n’est pas un moment de grande affluence. Il faudra voir dans les prochaines heures et le restant de la semaine, souligne Myriam Delmée, présidente du Setca, en charge du commerce.

Dans les villes flamandes de Gand et Anvers, il y avait également beaucoup de mouvements dans les artères commerçantes.

Ouverture du Primark montois

À Mons, initialement prévue le 18 mars dernier, l’ouverture du Primark a finalement eu lieu. C’était une arrivée très attendue, le magasin Primark débarque ce lundi dans la cité du Doudou. À 9 heures ce matin devant le numéro 49 de la Grand rue de Mons, seule une dizaine de personnes avaient fait le déplacement. Distanciation sociale, limitation du nombre de clients, gel hydroalcoolique, cabines d’essayages fermées, portants désinfectés… Une série de mesures ont été prises afin de garantir tant la sécurité du personnel que celle des clients.

Le masque régulièrement porté

Certains citoyens avaient suivi la forte recommandation de port d’un masque de protection. « On s’en réjouit, mais il faut voir ce qu’il se passe maintenant à l’intérieur du magasin. Si le masque fait croire à celui qui le porte qu’il peut négliger les autres règles (distance sociale…), ça ne sert à rien », ajoute Mme Latawiec.

Mme Delmée déplorait de son côté que de nombreux clients n’en portaient pas. « Beaucoup ne semblent pas comprendre l’intérêt du masque dans la protection des travailleurs », souligne-t-elle.

De grandes enseignes d’ameublement ou de fournitures sportives étaient très sollicitées. La CNE s’interrogeait sur le caractère essentiel de ce type d’achats. Le syndicat chrétien s’attendait à des files de consommateurs devant les magasins, mais espérait plus de responsabilisation de leur part.

Dans les centres commerciaux, cela semblait bien se passer, précise de son côté le Setca, « hormis quelques petits problèmes en matière de respect de distance sociale ». « Il n’y a pas l’affluence qu’on aurait pu croire. »

La rentabilité à peine assurée

L’activité enregistrée actuellement est toutefois à peine rentable alors que les commerçants espéraient combler leurs pertes accumulées ces dernières semaines, souligne l’UCM dans un communiqué. Elle sollicite dès lors une prolongation des mesures de soutien aux commerçants.

D’après l’Union des Classes moyennes, « ce n’était pas la foule dans les rues commerçantes » ce lundi. « Les files d’attente ne s’étiraient que devant certaines grandes enseignes ou boutiques de type Proximus ou Voo. Comme souhaité par les autorités sanitaires, le shopping plaisir n’a pas repris. Les consommateurs sont allés faire les achats nécessaires », commente l’organisation.

Si les membres sondés par l’UCM sont ravis de retrouver leurs clients et de générer un peu de chiffre d’affaires, ils doivent œuvrer dans des conditions qui ne sont pas optimales et qui ne permettent pas d’envisager à court terme « une reprise solide de l’activité ».

« Si l’on veut éviter une vague de faillites et de cessations, il faudra prolonger des mesures de soutien pour les commerçants : chômage force majeure pour les salariés, droit passerelle partiel pour les indépendants, aides en trésorerie… », souligne l’UCM qui plaide également pour un moratoire sur les faillites jusqu’au 31 décembre.

 
 
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