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Brussels Airlines veut supprimer 1.000 emplois

La crise du coronavirus frappe les compagnies aériennes de plein fouet.

Temps de lecture: 2 min

Brussels Airlines va supprimer jusqu’à environ 1.000 emplois, a annoncé mardi la compagnie aérienne à l’issue d’un conseil d’entreprise extraordinaire. Un quart du personnel de l’entreprise, qui emploie un peu plus de 4.000 personnes, est donc touché par cette annonce. Elle va également réduire sa flotte de 30 %, en se délaissant de 16 avions.

Brussels Airlines dit devoir prendre ces mesures « substantielles et indispensables pour garantir la survie de la compagnie » face à l’impact « extrêmement négatif » de la crise du coronavirus sur ses finances et la toujours très faible demande pour des voyages en avion.

Le transporteur doit réduire structurellement ses coûts à un niveau compétitif, insiste-t-il, demandant le soutien de son actionnaire Lufthansa et du gouvernement belge.

La compagnie va s’attaquer à sa structure de coûts de façon structurelle et optimiser son réseau en supprimant les liaisons marginalement rentables et non rentables, ce qui se traduira par une réduction de la flotte de 30 %.

Brussels Airlines collaborera avec ses partenaires sociaux pour réduire le nombre de licenciements forcés à un minimum absolu, assure-t-elle, convaincue qu’avec son plan de redressement, elle sera en mesure de sauvegarder 75 % de son emploi et de se développer de manière rentable dès que la demande dans le transport aérien aura retrouvé une nouvelle normalité. Ce qui n’est pas prévu, selon elle, avant 2023.

Les discussions en cours avec le gouvernement belge et Lufthansa restent cependant essentielles, insiste l’entreprise, qui espère une issue positive des pourparlers en cours quant à une aide d’Etat de 290 millions d’euros. Elle va, dans ce cadre, solliciter l’aide de sa maison-mère allemande pour les coûts de restructuration.

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13 Commentaires

  • Posté par Nottet Pierre, mardi 12 mai 2020, 16:26

    Une intervention de l'Etat belge de 290 millions + la menace d'indemniser 1000 chômeurs de plus a de quoi faire frémir ... et choquer. Lorsque Lufthansa a "intégré" Brussels, on a parlé d'opportunité nécessaire ("s'adosser à un groupe plus puissant ..." on connaît la chanson. A présent, c'est le mot "calamité" qui sied. Brussels n'est que la Xième compagnie belge à s'être fait pigeonner : Arcelor Mittal, Suez Electrabel, et bien d'autres. Pour être constructif, faisons tout ce qui est possible et juste pour limiter le bain de sang qui va toucher de nombreuses familles belges, flamandes et francophones.

  • Posté par GUILIN Pascal, mardi 12 mai 2020, 13:51

    Au delà de tous les commentaires précédents, que je rejoins totalement, la question du "monde nouveau" se pose. Si on veux vraiment changer notre environnement, tant social qu'économique, au delà de la question purement écologique, et bien ce secteur doit revoir sa politique. Alors oui, cela passera par des fermetures de compagnie. Mais pour le bien de tous. A l'heure actuelle, ces fermetures existent déjà, mais uniquement dirigées dans le sens d'une rentabilité accrue et de conservation, voire d'augmentation(s) de bénéfices. Que pensez-vous que cache cette annonce? Un nouveau chantage à l'emploi pour obtenir les 200 millions demandés (exigés?) il y a peu. Argent qui effectivement profitera à la maison mère.

  • Posté par Ask Just, mardi 12 mai 2020, 13:49

    SN était déjà limite avant la crise, elle en état de mort clinique maintenant. Pas certain que Mr De Croo soit libéral à cette occasion. Il sera plutôt communiste pour aider les camarades actionnaires, l'argent n'étant jamais que celui du contribuable, et pour sauver un "fleuron flamand" (et donc sa popularité) avec l'aide des contribuables wallons. Ce serait de bon coeur mais je préfèrerais avec la même somme aider des fleurons flamands avec un avenir moins incertain et une utilité sociétale plus importante

  • Posté par Staquet Jean-marie, mardi 12 mai 2020, 13:01

    Plus un franc wallon pour l'aéronautique flamande.

  • Posté par Stassart Guy, mardi 12 mai 2020, 11:53

    Il serait temps de stopper les frais avec une compagnie aérienne qui porte un nom belge mais qui appartient à Lufhtansa. Lufhtansa va utiliser cet argent belge pour refinancer leur compagnie et pas Brussels Airline. Quand on voit l'argent que l'état belge a versé pour tenir à flot la Sabena et maintenant Brussels Airline, il est grand temps de dire STOP à cet hémorragie et d'utiliser l'argent à autre chose comme une cellule de reclassement pour tout ce personnel.

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