«Une journée noire»: les partis réagissent à la menace de 1.000 suppressions d’emplois chez Brussels Airlines

«Une journée noire»: les partis réagissent à la menace de 1.000 suppressions d’emplois chez Brussels Airlines

Dernière victime en date d’un secteur en crise, Brussels Airlines, filiale de Lufthansa, compte supprimer un quart de ses effectifs, soit environ 1.000 postes, afin d’« assurer sa survie » face à la pandémie de coronavirus.

Cette annonce intervient au moment où Lufthansa négocie en Allemagne une gigantesque aide d’Etat pour ne pas sombrer, un contexte qui rend « très difficile » la discussion avec le groupe allemand, a reconnu mardi le ministre des Finances Alexander De Croo (Open VLD).

Brussels Airlines, qui emploie quelque 4.000 personnes, est le numéro un du transport aérien en Belgique, et la restructuration annoncée menace aussi l’activité à l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem, un des poumons économiques du pays.

Cette menace de suppression d’emplois a provoqué un florilège de réactions au sein de la classe politique belge.

« La compagnie aérienne sollicite plus de 300 millions d’euros auprès de l’Etat belge, a rappelé le président du MR Georges-Louis Bouchez dans un communiqué. Dans ce contexte, l’attitude de Lufthansa est inacceptable aux yeux du MR et la réponse qu’elle apporte pour faire face à cette crise ne peut en aucun cas être définitive. Cette annonce a donc vocation à être remise en cause en cas d’intervention de l’Etat. »

« Priorité au soutien des travailleurs et à leurs familles et pas de chèque en blanc à Lufthansa qui a engrangé plus de 2 milliards de bénéfices l’an dernier, a de son côté tweeté le socialiste Ahmed Laaouej. Solidaires avec les travailleurs. »

« Le gouvernement doit refuser les licenciements chez #BrusselsAirlines, a estimé le porte-parole national du PTB Raoul Hedebouw sur le même réseau social. Le groupe Lufthansa a fait 2,8 milliards de profits l’année dernière. Ce n’est pas aux travailleurs de payer maintenant la crise. Et on ne peut pas envisager de soutien public sans maintien de l’emploi ! »

Le député Open VLD Tim Vandenput évoque, lui, dans un communiqué publié par son parti, une « journée noire » et espère éviter « autant de licenciements que possible. »

« Solidarité avec tout le personnel de Bruxelles Airlines et leurs familles, écrit de son côté le président du CDH Maxime Prévot. Un plan de reprise doit permettre une meilleure maîtrise belge de l’outil et un développement durable à long terme de l’entreprise dans l’intérêt des travailleurs et de l’économie. »

 
 
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