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Brussels Airlines: un bras de fer à 300 millions d’euros

Lufthansa refuse la présence de l’Etat belge dans Brussels Airlines en cas de recapitalisation. Le gouvernement, lui, veut des garanties avant de débourser 300 millions ou plus.

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Les négociations entre le gouvernement et Lufthansa sont en cours. » Ça fait des semaines qu’on entend ce refrain à la moindre question sur l’avenir de Brussels Airlines. L’annonce, ce mardi, du plan de restructuration de la compagnie aérienne belge est donc surprenante, sans accord sur ces « négociations en cours ».

Résumé des enjeux : la Belgique veut aider « sa » compagnie aérienne de référence, centre de l’écosystème aérien de Brussels Airport dont elle assure plus de 40 % du trafic, mais pas à n’importe quel prix. Lufthansa a acquis 100 % de la compagnie belge en deux étapes et un prêt pour un montant total d’un peu plus de 100 millions. Dieter Vranckx, le patron de Brussels Airlines, avance que « Lufthansa a, à ce jour, déboursé 360 millions d’euros pour Brussels Airlines sans toucher un euro de dividende », en comptant sans doute les aides pour les locations d’avions.

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16 Commentaires

  • Posté par ADAM Jean-Victor, mercredi 13 mai 2020, 9:29

    Il faut arrêter de donner de l'argent au secteur aérien déjà fortement détaxé sur le kérosène. C'est l'occasion de repartir avec une vision climat et nos ministres n'ont aucune vision à long terme sur ce pla là. Sabena est mort comme les métiers textiles. BrusselsAirlines suivra. Inutile de les subventionner. C'est jeter son argent par les fenêtres. C'est du chantage à l'emploi comme la sidérurgie morte aussi. Bravo les politiques. Lufthansa tiendra bon car ils ont le même raisonnement vis à vis d'autres filiales (Austrian, Swis) et l'état allemand. Politiques dehors.

  • Posté par Hosselen Christophe, mercredi 13 mai 2020, 15:59

    Je suis tout à fait d'accord avec vous. Qu'on arrête de sauver des sociétés privées avec de l'argent public. Si elle doivent mourir, qu'on les laisse mourir, c'est que leur modèle économique n'est pas viable.

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 13 mai 2020, 15:18

    Point de vue complètement absurde et hors de propos! S'il y a une opportunité d'aller de l'avant et de corriger certaines choses, par exemple celle de modifier la composition de la flotte aérienne en se débarrassant d'avions trop vieux, trop polluants ou pas assez rentables, c'est le moment. Il ne s'agit par contre pas d'enfoncer le secteur! Et il n'y a aucun chantage à l'emploi, car on sait que ce secteur génère de la croissance et de l'emploi lorsqu'il travaille dans des conditions optimales, ce qui renvoie à l'opportunité mentionnée supra. Toutes autres vues empreintes d'idéologie rouge ou verte sont ici nulles et non avenues, car, rappelons-le encore une fois, on ne "luttera" contre le changement climatique qu'en créant de la croissance pour dégager les ressources nécessaires à cette fin, pas en appauvrissant tout le monde!

  • Posté par VINCENT Patrick, mercredi 13 mai 2020, 9:01

    Lufthansa veut une aide de 290.000.000€ et licensie 1000 travailleurs, si l'état refuse d'accorder cette aide , l'état peut aider chacun des 1000 travailleurs licensiés avec un budget de 29.000€ par travailleur. C'est à réfléchir

  • Posté par VINCENT Patrick, mercredi 13 mai 2020, 9:05

    Oups petite erreur : 290.000.000€ / 1000 travailleurs = 290.000€/travailleur

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