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Déchets nucléaires: «incident diplomatique sérieux» entre la Belgique et le Luxembourg

La ministre Marie-Christine Marghem ne cache pas son irritation face aux reproches de son homologue luxembourgeoise.

Temps de lecture: 2 min

La ministre de l’Energie et de l’Environnement Marie-Christine Marghem dénonce mardi « une campagne de désinformation » de son homologue luxembourgeoise, qui a vivement critiqué la procédure lancée par la Belgique sur l’enfouissement des déchets nucléaires. Aucun site de stockage ni de type de roche pouvant accueillir les déchets n’a encore été identifié, souligne-t-elle.

Mardi matin, lors d’une conférence de presse, la ministre luxembourgeoise de l’Environnement, du Climat et du Développement durable a critiqué les « incohérences » et le « manque de transparence » de la procédure lancée par la Belgique. Carole Dieschbourg a réclamé davantage d’informations sur les incidences environnementales du projet alors que sept zones d’enfouissement potentielles ont été identifiées à la frontière avec le Luxembourg, a-t-elle expliqué.

La ministre Marie-Christine Marghem ne cache pas son irritation face à ces reproches. Dans une réaction, elle s’étonne de cette sortie médiatique alors que son homologue luxembourgeoise n’a pas eu de contacts avec les ministres fédéraux belges compétents, et considère qu’il s’agit d’un « incident diplomatique sérieux ».

« Une campagne de désinformation préjudiciable »

« A ce stade, aucun site de stockage n’a été identifié ni même de type de roche pouvant accueillir les déchets, contrairement à ce qui a été affirmé pendant la conférence de presse », assure la ministre. « Diffuser une carte avec ces supposés sites auprès de la population luxembourgeoise ou parler d’une éventuelle pollution de l’eau n’est ni plus ni moins qu’une campagne de désinformation préjudiciable. »

Marie Christine-Marghem ajoute que la consultation publique lancée par l’Office national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (Ondraf) respecte « en tous points » les législations belge et européenne ainsi que l’ensemble des traités internationaux. « Les nombreuses incohérences entendues veulent faire croire que la mise en œuvre de la politique belge de gestion des déchets radioactifs se fera rapidement alors qu’il s’agit d’une première étape dans une procédure qui en comporte plusieurs chaque fois associées à des consultations du public », poursuit la ministre.

Habitat

 

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15 Commentaires

  • Posté par Bayens Remi, mercredi 13 mai 2020, 16:24

    Les déchets actuels seront source d'énergie bientôt; voir le projet Myrrha.

  • Posté par Nicolay Jean-marie , mercredi 13 mai 2020, 5:55

    Merci les Luxembourgeois!!!

  • Posté par Byloos Dominique, mercredi 13 mai 2020, 5:47

    Il faut les stocker à Anvers.

  • Posté par Theys Jos, mercredi 13 mai 2020, 11:32

    Dessel (province d'Anvers) est candidat.

  • Posté par Theys Jos, mardi 12 mai 2020, 23:35

    Les déchets de 50 ans d'énergie nucléaire sont présents. Depuis 40 ans on étudie comment il faut "traiter" ces déchets. Depuis 2015 un labo, visité par Marghem, est actif à une profondeur de 220m dans des couches d'argile. Des conclusions partielles démontrent que le stockage sous terre est faisable à une dizaine d'endroits belges. On attend les décisions politiques pour résoudre ce problème . En Flandre, un bourgemaître NV-A est d'acord pour le faire dans sa commune.

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