Coronavirus - CORRECTION: Carsten Spohr, patron du groupe Lufthansa, présent à Bruxelles vendredi

En tant que maison-mère, Lufthansa joue un rôle crucial à cet égard, alors que mardi un large plan de restructuration de Brussels Airlines a été annoncé, avec la perte d'un millier d'emplois. Une aide publique est aussi nécessaire d'urgence, mais Lufthansa ne veut toutefois pas entendre parler d'immixtion de l'Etat dans la gestion de la compagnie.

"On peut difficilement dire: le gouvernement doit monter à bord d'une société privée, mais pour le reste nous n'avons aucune responsabilité. Ce n'est pas possible", a déclaré M. De Croo. "J'ai dit clairement à M. Spohr que nous devions nous voir à Bruxelles et nous allons le faire vendredi."

L'actionnaire principal Lufthansa reste intransigeant, mais M. De Croo espère qu'il sera "raisonnable". "A un certain moment, je pense que les besoins seront importants. Dans ce cas de figure, dans une négociation, aussi du côté allemand, je pense qu'il faut alors à un moment donné faire preuve de raison", selon le ministre belge.

M. De Croo pointe aussi vers les négociations menées en parallèle entre Lufthansa et les gouvernements allemands et autrichiens. Une solution devra donc être dégagée "dans laquelle les trois pays convergent", estime encore M. De Croo. Il affirme avoir des contacts quotidiens avec ses homologues autrichiens et allemands.

A noter que le journal La Libre Belgique a divulgué mardi soir que le groupe allemand Lufthansa avait rejeté la proposition d'aide de l'Etat belge formulée par le gouvernement, après avoir demandé un montant de 390 millions d'euros pour sauver l'entreprise.

 
 
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