Congé prénatal et travail: une situation discriminatoire enfin corrigée

Congé prénatal et travail: une situation discriminatoire enfin corrigée

La commission des affaires sociales de la Chambre a approuvé mardi une proposition de loi déposée par les écologistes – en collaboration avec les deux partis socialistes, le MR et le CD&V – et visant à préserver le repos d’accouchement de quinze semaines des femmes enceintes.

Cette proposition de loi, déposée par la députée Evita Willaert (Groen), permet d’assimiler le chômage temporaire à du travail et donc de ne pas pénaliser les mères dans le cadre de leur congé prénatal, ont expliqué les écologistes.

Un amendement de la députée Nahima Lanjri (CD&V) précise que ce droit est maintenu en cas de maladie ou d’incapacité de travail.

Une situation discriminatoire

Selon la loi actuellement en vigueur, les femmes enceintes ne peuvent reporter leur congé prénatal après l’accouchement que si elles ont travaillé pendant les semaines précédant l’accouchement. Dans l’état actuel des choses, cette loi pénalise donc les femmes enceintes qui se sont retrouvées au chômage temporaire en raison de la crise Covid-19 et ne peuvent ou ne pourront donc, de facto, pas reporter leur congé prénatal après l’accouchement.

« Il était important pour nous de réparer cette situation injuste et discriminatoire », a souligné la députée Ludivine Dedonder (PS), cosignataire du texte, dans un communiqué.

« Déjà avant la pandémie, nous avions proposé un texte similaire visant à éviter que les femmes dans l’incapacité de travailler soient pénalisées par une diminution de la durée de leur repos d’accouchement, » a souligné Marie-Colline Leroy, députée fédérale Ecolo-Groen et présidente de la Commission Affaires sociales. « La crise Covid-19 avait mis fin à la discussion mais, aujourd’hui, et davantage encore qu’il y a quelques mois, ces futures mamans doivent être soutenues. Il est impensable qu’une maman voie son congé postnatal raboté en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, qu’elle ait été mise en chômage temporaire ou qu’elle soit malade. Elle ne peut être pénalisée deux fois », a-t-elle ajouté.

Le texte aura un effet rétroactif au 1er mars dernier.

 
 
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