Le calendrier cycliste déjà remis en question

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Cela valait bien la peine de coucher un calendrier WorldTour, certes toujours hypothétique en période de pandémie, pour qu’il soit remis en question par les Italiens dont les exigences, jusqu’ici, n’ont pas échappé au peloton, en particulier par rapport aux Espagnols, par exemple, privés des Tour de Catalogne, du Pays Basque et de la Clasica de Saint Sébastien.

Alors que les pays négocient, depuis l’annonce du WorldTour version 2, l’élaboration d’un agenda continental ultra compliqué, l’Italie veut remplacer Milan-Sanremo prévu le 8 août par le Tour de Lombardie et placer la Primavera le 22 août. Ce choix n’est pas innocent. Sanremo se trouve à 50 bornes de Nice d’où s’élancera le Tour de France, le 29. Les concurrents de la plus longue course du calendrier pourraient donc ensuite rester dans les Alpes-Maritimes, éventuellement même y disputer la nouvelle épreuve du Mercantour. De là à voir Froome, Bernal ou Pinot s’aligner au départ de Milan, il y a une marge…

« Cela n’a pas de sens », observe toutefois Christophe Brandt, logiquement excédé puisqu’il planche depuis plusieurs semaines à un report du Tour de Wallonie du 19 au 23. « Les Italiens, comme tous les organisateurs du WorldTour, ont eu le loisir et le temps de réfléchir à placer leurs épreuves, ce qu’ils ont fait sans s’inquiéter des petits organisateurs. Et ceux-ci, depuis l’officialisation du WorldTour, s’arrachent les cheveux pour trouver des solutions. Et voilà qu’il faudrait encore tout changer ? »

Le plus curieux, dans l’histoire, c’est que l’UCI n’impose pas des règles, des échéances, un respect des choses établies. Une preuve supplémentaire que les « grands » (ASO, RCS et Flanders Classics) font absolument ce qu’ils veulent.

 
 
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