Les généralistes en colère: la majorité des centres de tri n’ont toujours pas été payés par l’Inami

Les généralistes en colère: la majorité des centres de tri n’ont toujours pas été payés par l’Inami
Belga.

Plus de la moitié des centres de tri mis en place pour dépister les éventuels porteurs du Covid-19 n’ont jusqu’à présent reçu aucun financement de l’Inami, dénoncent jeudi toutes les associations et organisations de médecine générale du pays. En outre, « aucun des centres n’a reçu le financement de démarrage promis », ajoutent-elles, tandis que les coûts augmentent. Les médecins font état « d’un ras-le-bol complet ».

Pour pouvoir identifier et tester un maximum de malades, les cercles de médecins généralistes ont mis en place 94 centres de tri en Flandre, 45 en Wallonie et 12 à Bruxelles. Depuis le 4 mai, toute personne symptomatique référée par son médecin traitant peut s’y faire dépister dans le cadre de la stratégie cruciale du « testing-tracing », qui conditionne les différentes phases de déconfinement.

« L’Inami a promis très rapidement de fournir un financement pour le démarrage et les consultations médicales ainsi qu’une rétribution pour la coordination médicale, le personnel administratif et les infirmières. À ce jour, plus de la moitié des centres de tri n’ont reçu aucun financement », constatent les organisations Domus Medica, le Collège de médecine générale, Wachtpost Vlaanderen et les trois syndicats de médecins (Absym, le Cartel ASGB/GBO/MoDeS et AADM).

« La goutte d’eau qui fait déborder le vase »

Pourtant « les coûts vont continuer à augmenter dans les semaines et les mois à venir en raison de l’extension de l’activité des centres de tri en centres de tests. En outre, aucun des centres de tri n’a reçu d’indemnisation pour les frais de démarrage », poursuivent les organisations.

« Les aides-soignants et le personnel de soutien donnent le meilleur d’eux-mêmes chaque jour pour que tout soit organisé dans les centres de tri. Ils sont un facteur crucial dans le contrôle de l’épidémie et de l’afflux dans les hôpitaux. Le fait que tant de centres de tri n’aient reçu aucun financement est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », concluent les organisations et syndicats, qui comptent « sur une intervention rapide de l’Inami ».

Contacté par l’agence Belga, l’Inami n’était pas joignable pour réagir dans l’immédiat.

 
 
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