Lucien Favre, l’entraîneur de Dortmund, avant la reprise de la Bundesliga: «Un coach mental est nécessaire»

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Le Borussia, actuel deuxième à quatre points du Bayern Munich, reprend samedi à domicile à huis clos contre Schalke (15h30). Dans une conférence de presse virtuelle retransmise par Sky, le technicien suisse s’est également félicité de pouvoir remplacer cinq joueurs.

Le Borussia travaille avec un préparateur mental, est-ce une aide pour vous ?

« Quand j’étais à Nice nous avions déjà un coach mental, je suis habitué et je trouve ça très bien, et dans la situation actuelle c’est encore plus nécessaire. Nous n’avons pas joué pendant deux mois, au début nous nous sommes entraînés sans objectif (avant l’annonce de la reprise, NDLR). Sans spectateurs, surtout ici, où nous avons l’habitude d’évoluer devant 80.000 personnes, ce sera très particulier. C’est une question mentale. Tu fais une passe, un tir, personne ne réagit, il faut se préparer à ça, c’est très important. C’est un grand défi pour les entraîneurs et les équipes, mais on le sait, c’est notre travail. Je devrais porter un masque sur la ligne de touche, c’est comme ça. Ce n’est pas un gros problème mais ça serait mieux sans, évidemment ».

La Bundesliga a adopté le nouveau règlement prévoyant la possibilité de changer cinq joueurs par match…

« Je m’en réjouis, c’est une très bonne idée. Parce qu’il faut dire les choses clairement : aucune équipe, sans exception, ne sera prête à 100 % pour la reprise. Ça va venir rapidement, mais peu à peu. Nous n’avons joué aucun match amical. Je trouve cette décision excellente. Les cinq changements seront nécessaires ».

Comment avez-vous vécu personnellement cette période de confinement ?

« C’était spécial pour tout le monde, mais pour moi personnellement, ça n’a pas posé de problème. On continue à respecter les consignes, parce que ça va durer encore un peu. Mais sur le plan privé, parfait ! Avec ma femme en quarantaine, parfait ! (il rit). L’Allemagne a très bien géré, elle était le pays le mieux préparé en Europe. En France c’est beaucoup plus dur. L’Allemagne était prête plus tôt et a très bien fait les choses, c’était important ».

 
 
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