Brussels Airlines: il n’y aura pas d’aide de l’État sans plan d’entreprise qui offre un avenir

La Belgique accordera une aide financière à Brussels Airlines uniquement si Lufthansa, maison mère de la compagnie aérienne belge, présente un plan d’entreprise crédible, garantissant la durabilité économique et financière de l’entreprise mais aussi sa responsabilité environnementale et la « connectivité » suffisante de la compagnie avec l’Europe et le reste du monde, a expliqué jeudi le ministre des Finances, Alexander De Croo, à la Chambre en réponse à de nombreuses questions.

Plusieurs rencontres prévues

Le ministre rencontrera vendredi le patron de Lufthansa, Carsten Spohr, en compagnie de la Première ministre et de la ministre de l’Emploi. Selon M. De Croo, cet entretien ne sera pas le dernier du genre. Jusqu’à présent, les discussions entre la direction de l’entreprise et les autorités belges n’ont pas abouti à un accord sur un soutien public à Brussels Airlines.

« Nous voulons offrir un plan d’avenir clair et il faudra faire la clarté sur la situation de l’entreprise et les engagements de la maison-mère allemande », a souligné M. De Croo.

L’aide « hypothétique » de l’État doit être vue dans un cadre plus large de soutien à l’activité liée à l’aéroport de Bruxelles, deuxième pôle économique du pays, qui représente 60.000 emplois et pour lequel la présence d’une compagnie nationale est un élément crucial.

« Pour une économie ouverte comme la nôtre, dépendant de l’exportation, un pôle aérien est important pour toutes les entreprises, y compris les PME », a ajouté le ministre.

Plusieurs partis ont exigé du gouvernement qu’il obtienne une minorité de blocage au sein de Brussels Airlines afin de peser l’avenir de la compagnie belge, une éventualité que refuserait Lufthansa, selon plusieurs articles de presse.

« Il n’est pas question de donner un chèque en blanc à l’entreprise allemande. Il faut sauver l’emploi mais ne pas s’aplatir devant l’entreprise allemande », a lancé Malik Ben Achour (PS).

M. De Croo (Open VLD) n’a pas évoqué cette possibilité dans sa réponse. Au nom de son parti, Tim Vandeput n’en fait pas une condition « nécessaire ». « On veut un business plan crédible », a-t-il dit.

Le MR a appelé le gouvernement à se montrer ferme dans cette négociation. « Si aide il y a, il n’est pas question que l’État belge n’ait pas son mot à dire sur l’avenir de la compagnie », a dit Florence Reuter.

 
 
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