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Coup de chaud à l’Economic Risk Management Group: une demande du secteur diamantaire passe mal

Les travaux de l’un des groupes de travail de l’Economic Risk Management Group, dédié aux grandes entreprises, ont été subitement suspendus. Dans le sillage d’une demande de soutien, diversément appréciée, émanant du secteur diamantaire anversois.

Chef du service Economie Temps de lecture: 2 min

Même dans les instances de conseil, et peut-être surtout dans celles-là, les fuites font un peu mauvais genre. C’est précisément ce qui vient de se produire au sein de l’Economic Risk Management Group (ERMG), l’organe de conseil en matière économique du gouvernement, dont les délibérations du groupe de travail dédié aux grandes entreprises viennent d’être suspendues sine die par le président de ce dernier, Koen Van Loo, par le biais d’un mail laissant poindre une pointe d’énervement.

En cause ? Une fuite dans « La Libre » faisant état d’une récente demande d’aide jugée curieuse par certains membres de ce groupe, en provenance du secteur diamantaire anversois. Une demande qui, faisant état des difficultés de ce secteur à la suite de la crise du coronavirus, suggérait notamment la suppression de la taxe «carat», une taxe sur le chiffre d’affaire jugée par d’aucuns déjà très favorable au secteur, et qui rapporte bon an mal à l’Etat de l’ordre de 50 millions.

« Disons que découvrir cette demande alors d’autres secteurs pèsent d’un poids bien plus lourd dans l’économie nous a un peu surpris », nous dit une source. « L’idée de constituer un groupe de travail pour plancher sur ce secteur a semblé curieuse à certains membres du groupe », confirme une autre. D’autant que ce groupe de travail n’avait encore, en l’état, eu qu’à traiter en profondeur du secteur aéronautique - autrement plus important et à l’évidence très durement frappé par la crise comme en témoigne la restructuration chez Brussels Airlines.

« La suspension de ces travaux est fâcheuse, car il y a objectivement encore beaucoup de pain sur la planche », poursuit l’un de nos interlocuteurs. Qui regrette de voir le groupe de travail dédié aux grandes entreprises, qui tourne par ailleurs quelque peu au ralenti ces derniers temps, désormais mis purement et simplement à l’arrêt.

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6 Commentaires

  • Posté par Pire Bernard, vendredi 15 mai 2020, 9:47

    J'ai bien ri en lisant ce nom ronflant... "Economic Risk Management Group"... Une "task force" sans doute... Vous êtes au courant qu'il existe des langues officielles en Belgique ? Que faire l'américain en utilisant des noms qui sonnent bien n'a jamais permis d'égaler l'économie US ?

  • Posté par Druide David, jeudi 14 mai 2020, 23:05

    Les plus grands fraudeurs de l'Etat Belge osent sans scrupules pleurer.... Secteur exonéré de TVA entre autre, sans oublier tous les comptes dans les îles... !

  • Posté par Jérôme De Greef, jeudi 14 mai 2020, 19:22

    Pauvres diamantaires. On croirait à une blague. Ils croient vraiment que les travailleurs vont payer pour eux sans rien dire ? Mettons plutôt en place une taxe européenne de quelques pourcents sur toutes les fortunes de plus de 3 millions d'euros.

  • Posté par Wolfs Tonny, jeudi 14 mai 2020, 18:31

    "Sectaire", vous avez dit "sectaire"? Ce ne serait pas plutôt "secteur"?

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