Brussels Airlines: le patron de Lufthansa à Bruxelles pour rencontrer Sophie Wilmès

Brussels Airlines: le patron de Lufthansa à Bruxelles pour rencontrer Sophie Wilmès
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Carsten Spohr, le patron du groupe aéronautique allemand Lufthansa, se rend à Bruxelles ce vendredi pour négocier sur l’avenir de sa filiale Brussels Airlines avec le gouvernement belge. Mardi, la compagnie aérienne belge a annoncé son intention de supprimer jusqu’à un millier d’emplois, soit un quart de son personnel. De leur côté, syndicats et direction se réuniront à nouveau lundi prochain.

Jeudi, les représentants des travailleurs ont cependant déjà prévenu qu’ils ne voulaient pas négocier les conditions d’emploi du personnel tant qu’il n’y aurait pas de clarté sur l’avenir à court terme de la compagnie.

Selon Dieter Vranckx, patron de Brussels Airlines, la compagnie est « bien trop grande ». « Nous devons nous restructurer, car avec notre structure actuelle, nous ne survivrons pas à la crise du coronavirus », a-t-il mis en garde mardi. L’administrateur délégué avait en outre souligné que son entreprise avait déjà un problème avant l’épidémie de coronavirus car elle n’était pas structurellement rentable.

Concrètement, Brussels Airlines va maintenant réduire sa flotte de 30 %, passant de 54 à 38 appareils : trente pour les vols européens et huit pour les liaisons intercontinentales. Une dizaine de ses propres avions seront retirés, tout comme ceux loués à CityJet. Un contrat qui a déjà été résilié.

C’est dans ce contexte que Carsten Spohr, le patron du groupe aéronautique allemand, vient donc à Bruxelles vendredi pour discuter de l’avenir de la compagnie avec le gouvernement belge. Selon les syndicats, l’Etat semble prêt à soutenir financièrement Brussels Airlines afin que la compagnie aérienne puisse surmonter la crise, mais à condition, que Lufthansa fournisse des garanties sur l’avenir de sa filiale.

Le gouvernement et les syndicats ont convenu de se revoir chaque semaine afin de ne pas séparer les dossiers de restructuration et de l’aide d’État.

Jeudi soir, les représentants des travailleurs ont annoncé, en front commun, leur refus de négocier avec la direction de la compagnie sur le plan annoncé, tant qu’ils n’en savent pas plus sur l’avenir immédiat de l’entreprise. Selon eux, les propositions actuellement sur la table ne sont « ni sérieuses, ni réalistes, ni négociables et même illégales ». Un dernier qualificatif que rejette vivement Brussels Airlines.

 
 
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