Accueil Société

Coronavirus: une zone grise autour des tests sérologiques

Profitant de l’absence de stratégie officielle, les labos privés démarchent discrètement des médecins généralistes mis sous pression par leurs patients inquiets. L’utilité de ces tests qui permettent de savoir si on a été malade est pourtant encore largement questionnée.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Politique Temps de lecture: 5 min

J’ai une sclérose en plaque, ma sœur a eu un pneumothorax, ma mère une pneumonie et mon fils a fait des convulsions à cause de la fièvre. J’ai peur du coronavirus. On porte les masques, j’ai du gel dans mon sac. Je me suis confinée et j’ai pris six kilos. Franchement, je ne veux plus vivre dans ce stress. » Comme de plus en plus de Belges, Mya* (prénom d’emprunt) a franchi la porte de sa généraliste pour réclamer un test sérologique. Certains médecins sont mis sous pression par des patients inquiets. Sans compter tous ceux qui ont été diagnostiqués « malade du Covid » par leur généraliste mais n’ont pas pu passer de test puisque, jusqu’au 11 mai, ils étaient réservés à un public très restreint (hospitalisés, personnel soignant et pensionnaires des homes).

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par CREPIN Hugues, dimanche 17 mai 2020, 0:11

    Même si cela ne sert à rien, beaucoup de gens veulent simplement savoir. Et je crois que savoir fait partie de nos droits. Que l'on discute sur les remboursements INAMI, c'est normal mais interdire des tests si ils sont fiables et ne concernent que la personne même, je ne suis même pas sûr que cela fasse partie des droits d'un Etat.

  • Posté par Grauwels Pierre-Jacques, samedi 16 mai 2020, 12:14

    Merci au docteur Oldenhove pour son point de vue qui prend en compte l'élément humain. La plupart d'entre-nous ont compris à quel point la crise du coronavirus a été mal gérée en Belgique avec les conséquences que nous connaissons tous. Les tentatives pathétiques de justifier le nombre inacceptable de décès par le mode de comptage utilisé ne convainquent personne. La confiance est cassée. Beaucoup de personnes ont la sensation d'être livrées à elles-mêmes. Et maintenant on leur interdit de se faire tester ?

  • Posté par Damoiseau Benoit , samedi 16 mai 2020, 10:20

    Cela serait bien que le journaliste se renseigne avant d'écrire un article. On peut très bien avoir eu le virus, et ne développer aucun anticorps. Ce n'est pas ce qui est dit dans l'article. Pour des sujets aussi importants propager des fautes aussi graves... c'est indignant

  • Posté par Rous Christian, samedi 16 mai 2020, 7:31

    On nous refait le coup des masques: non non non, ce n'est pas nécessaire, utile,........pour changer d'avis quelques semaines plus tard .On a vu que cela ne servait à rien, voyez les maisons de repos! En quoi le fait de se faire dépister est-il nuisible? C'est bien sûr plus facile de garder le couvercle sur la casserole en confinant tout le monde sur base d'avis d'experts. Je n'ai plus aucune confiance dans les décisions politiques prises en n'écoutant que les avis d'experts qui vont dans le sens souhaité. Je vais tout faire pour être testé. On m'a déjà refusé le test PCR parce qu'ils n'étaient pas disponibles quand j'ai été malade. D'autre part, aucune preuve n'a été apportée du niveau de protection éventuelle d'une sérologie positive mais aucune preuve n'a non plus été apportée du contraire. Nos dirigeants mettent en avant les arguments qui les arrangent pour garder la main. Je ne suis plus d'accord

  • Posté par Rahman Mehdi, samedi 16 mai 2020, 11:22

    Même chose, je l'ai fait (je suppose) à priori de mi mars à mi-avril (il faut du temps pour complètement s'en débarrasser de cette crasse). Sans fièvre et sans oppression respiratoire, donc je n'ai pas pu aller à l’hôpital ni être testé. Mon médecin m'a dit: continuer à vivre normalement en respectant les distances. Si fièvre, restez chez vous. Si oppression, alors contacter les urgences. Mais maintenant, j'aimerais savoir: suis-je dangereux pour les autres, à commencer par mes parents? Est-ce que mon fils l'est? Est-il un porteur sain? Est-il protégé? (il n'a eu aucun symptôme). Pour ça, il faut et un test anticorps, et un test PCR. En plus, comment savoir si les gens qui l'on fait peuvent retomber malade ou pas si on ignore qui l'a déjà eu?

Aussi en Société

Vrai ou faux: les chiffres de Sciensano sont-ils pollués par des patients qui ne sont pas malades du covid?

Plutôt vrai. Si les admissions à l’hôpital ne recensent que des patients qui souffrent du covid, le nombre total de lits occupés dans les unités covid des hôpitaux belges inclut une partie de malades positifs au virus, mais admis pour une autre raison. Un phénomène que Sciensano ne peut pas chiffrer, mais qui n’est pas anecdotique vu la forte circulation d’omicron en ce moment.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs