La police pourra se passer de l’aide des militaires en rue à partir de septembre

La police pourra se passer de l’aide des militaires en rue à partir de septembre
Hatim Kaghat

A partir de septembre, la police n’aura plus besoin de l’aide des militaires pour mener des missions de surveillance anti-terrroriste, à l’exception de la surveillance d’installations nucléaires en Flandre. Cela mettrait ainsi un terme à plus de cinq ans et demi d’opération Vigilant Guardian, écrit samedi De Tijd.

Diminution au cours des années

L’opération Vigilant Guardian a débuté en janvier 2015 à la suite du démantèlement de la cellule terroriste de Verviers et de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo à Paris. Les militaires ont été appelés en renfort de la police pour patrouiller en rue et surveiller des sites sensibles. Après les attentats du 22 mars 2016, jusqu’à 1.800 militaires ont été appelés à soutenir la police.

L’opération s’est poursuivie ces dernières années mais le nombre de militaires y prenant part a graduellement diminué avec la baisse de la menace terroriste. Depuis quelques mois, l’appui de la défense se limite à quelques centaines de militaires.

« Décision nécessaire »

Et à partir de septembre, la police n’aura plus besoin des militaires, selon une réponse du ministre de la Défense, Philippe Goffin (MR), à plusieurs députés. Le commissaire-général de la police fédérale a présenté un plan en ce sens qui prévoit que la police pourra assurer seule dans quelques mois toutes les missions de surveillance et sécurisation, à l’exception de celles liées à des installations nucléaires au nord du pays.

« Nous avons fait nos devoirs », réagit-on à la police fédérale. « Mais une décision politique est nécessaire. Pour le moment, nous ne pouvons donc pas en dire plus. »

L’opération Vigilant Guardian a coûté 206,3 millions d’euros entre janvier 2015 et mai 2020, salaires des militaires compris.

 
 
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