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Sans activités en raison de la crise, les ASBL appellent à l’aide

Le monde associatif fournit des milliers d’emplois mais échappe aux indemnités accordées aux secteurs privés d’activités. Beaucoup d’ASBL risquent de ne jamais s’en remettre.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Depuis le début de la crise, les ASBL échappent aux radars. Il n’est pas question ici des structures para-publiques agréées et subventionnées de manière structurelle, mais de cette myriade de petites associations de proximité, souvent d’initiative citoyenne, qui tissent un réseau social et culturel essentiel à la vie en communauté : écoles de devoirs, extrascolaires, éducation permanente, aide aux malades ou aux familles, sensibilisation à l’environnement ou lutte contre la pauvreté, sans souci d’exhaustivité.

Rien qu’en Wallonie, elles sont sans doute près de 2.000 et ne bénéficient d’aucune compensation en lien avec les décisions prises pour lutter contre l’épidémie. Pour la plupart, elles ont pourtant été contraintes de cesser les activités qui assuraient leur financement, comme des milliers d’entreprises, de restaurants ou de commerces.

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1 Commentaire

  • Posté par Patricia Pitisci, dimanche 17 mai 2020, 22:13

    Un grand merci de votre article! Finalement, nous commençons à sortir de l'ombre. Pour ma part, à la tête d'une école de langues pour enfants que j'ai moi-même créée et que j'ai fait grandir année après année, c'est le stress le plus total. Pas de subsides, pas le moindre copec. Parmi tous les discours officiels, pas le moindre mot pour les associations Atypiques. La douche froide, à nous de la digérer. Solidarité? Une autre douche froide! Les réflexes primitifs rejaillissent instinctivement. Chacun·e tire la couverture de son côté, pas de pitié sauf dans le discours. Comme dit si sagement mon papa : quand certains comptent leurs morts, d'autres comptent leurs sous. Pourquoi donner à l'autre ce qui pourrait le sauver? Discrimination des faibles (affaibli·e·s au niveau de la santé physique et psychique, économique, sociale). Tous ces atypiques cimentent pourtant notre société. Néanmoins, je continue à rêver un rêve qui m'est accessible : une école-maison, loin d’une structure gigantesque, où l'écoute de tous les acteurs de l'éducation est authentique parce qu'une réelle vision pédagogique existe. Le tout sans devoir jour après jour être créatif, non pour la beauté du verbe ou la noblesse absolue de la tâche, mais pour rester la tête hors de l'eau. En tant qu'école de langues, j'aspire à un environnement multilingue, non pas pour trouver un bon travail dans un avenir lointain, mais bien pour vivre dans un monde de respect. J'allais ajouter de tolérance ; j'apprécie peu ce terme, je préfère les valeurs d'ouverture, d'écoute. Je m’embarque dans une périphrase : un monde où l'autre peut exister avec sa différence où nous serons tous·toutes plus riches de coeur et de lien.

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