Uber Jump a licencié ses équipes bruxelloises

Uber Jump a licencié ses équipes bruxelloises
E.G.

Le 7 mai dernier, Uber et Lime dévoilaient les contours d’un deal unissant le destin des deux sociétés de mobilité alternative. En renflouant la seconde de 170 millions de dollars, la première s’engageait à lui céder les actifs de Jump, sa flotte de vélos électriques en libre partage. A l’avenir, les deux services devraient ainsi être intégrés dans une seule et même application.

Voilà pour le niveau macro. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les effets de ce deal se seront rapidement fait ressentir au niveau micro. Fin de semaine dernière, l’ensemble du personnel travaillant pour le compte de Jump à Bruxelles a effectivement appris la nouvelle de son licenciement. « Tous les employés ont été licenciés », nous explique ce travailleur désormais au chômage. « La semaine précédente, on nous avait dit de ne pas nous en faire. » Combien étaient-ils exactement ? « Au total, entre 40 et 50 », croit-il savoir, sans que ce chiffre ne puisse être confirmé officiellement. « Au moins une vingtaine rien qu’en service de jour », estime un ex-collègue. Dans tous les cas, « tout le monde était intérimaire », à l’exception de quelques cadres, concordent les deux voix.

Pour le reste, « on nous a dit que l’entreprise ne savait pas vraiment ce qu’elle allait devenir après le confinement », ajoute ce jeune travailleur, amer. « Je sais que l’on m’a proposé d’envoyer mon CV ailleurs, mais ça ne m’intéresse pas pour l’instant. » La question de l’avenir du service à Bruxelles – suspendu depuis le début du confinement et initialement attendu de retour pour le 8 mai – est effectivement posée alors que, dans la foulée du deal Lime-Uber, il a d’ores et déjà été annoncé que Jump quitterait de grandes villes latino-américaines comme Mexico et Sao Paulo.

Vague mondiale de licenciements

Impossible, pour l’heure, d’obtenir les moindres précisions sur ces licenciements du côté des deux sociétés concernées. Rien à déclarer chez Lime (dont les trottinettes ont refait surface depuis le 15 mai). Rien à déclarer non plus chez Uber. « Il n’y a pas d’information supplémentaire à partager à ce stade », nous écrit laconiquement le chargé de communication d’Uber Benelux, renvoyant vers un communiqué de presse expédié il y a près de dix jours pour l’annonce du deal avec Lime. Rappelons que tout ceci survient dans un contexte où Uber avait déjà fait part, début mai, de la suppression de 3.700 emplois. Ce lundi, il a rempilé en faisant savoir qu’il entendait licencier 3.000 salariés supplémentaires. Dans l’intervalle, la vidéo d’un licenciement massif par visioconférence agite la toile.

Sur le plan local, voilà qui laisse pour l’instant un peu de champ libre à la société bruxelloise Billy Bike, désormais seule en selle sur le marché du vélo électrique en flotte libre depuis que Jump a suspendu ses activités, le 20 mars dernier.

 
 
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