Accueil Monde Union européenne

La course aux touristes est lancée en Europe

De nombreux pays annoncent leurs plans pour un été touristique à peu près normal. Une pression que ceux qui ne sont pas prêts n’apprécient guère.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Monde Temps de lecture: 5 min

C’est la question à 150 milliards d’euros (ce que rapporte un été au tourisme européen). Pourrons-nous quitter la Belgique en juillet ?

C’était à attendre, quand les Italiens ont annoncé samedi prendre le risque de rouvrir leurs frontières sans restrictions aux Européens dès le 3 juin, d’autres destinations ont entendu : que la saison touristique commence !

Neuf pays de l’UE (Autriche, Bulgarie, Chypre, Croatie, Allemagne, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Slovénie et Espagne) se sont d’ailleurs parlé dès lundi et ont, ensemble, appelé les entreprises du tourisme à profiter des semaines qui viennent pour mettre en place « les mesures de précaution appropriées pour protéger les voyageurs une fois que la liberté de voyager sera restaurée ».

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

12 Commentaires

  • Posté par Pire Bernard, mercredi 20 mai 2020, 13:24

    Je remarque que certains pays comme la France, prompts à jouer des accords bilatéraux pour court-circuiter l'Europe, se mettent maintenant à émettre des réserves dès lors que leurs intérêts sont moins menacés ou que leur ego démesuré se trouve ulcéré par des initiatives tierces... 9a en dit longtemps sur le bric à brac européen...

  • Posté par Wafellman Fabienne, mercredi 20 mai 2020, 12:37

    Pourvu que ce ne soit pas un plan de déconfiture !

  • Posté par van Campen Pierre, mercredi 20 mai 2020, 11:30

    La course aux touristes est lancée: cadavres cherchent nécrophiles. Un pays dont l'activité économique essentielle consiste à offrir son corps à la consommation des masses ressemble à un cadavre assailli par les asticots. Le niveau de dépendance d'une économie à l'égard de l'industrie touristique pourrait même servir d'indicateur quant à la santé du pays. En dehors de la prostitution de vos restes, qu'êtes-vous capable de produire comme valeur nouvelle? A noter cette affirmation-question du journaliste: "Celles-ci - les vacances, sous entendu les voyages - sont pourtant très essentielles à notre équilibre" C'est ce qu'on a fini par nous faire croire. Pendant des siècles les gens ne partaient pas en vacances à l'étranger, certains passaient même leur vie dans leur village; finissaient-ils tous déséquilibrés? Les masses de narcisses qui s'agglutinent devant un site touristique essentiellement pour se photographier elles-même sont-elles équilibrées? Posez-leur une question sur ce qui fait la valeur du site - à part servir de décor estimé prestigieux à leur petite personne estimée très importante - et très peu vous donneront une réponse. Combien d'épidémies seront-elles nécessaires pour que l'on comprenne que le grand déménagement quotidien entre pays et à l'intérieur des villes - le dernier facilement réductible par un recours maximal au télétravail - est futile et malsain?

  • Posté par Bollinne Philippe, mercredi 20 mai 2020, 21:41

    Je suis parfaitement d'accord avec votre point de vue. L'ouverture d'esprit ne requiert pas de déplacement. Au contraire, le fait d'avoir visité au pas de course un lieu éloigné donne le faux sentiment de "connaître" l'autre et sa culture. De plus, en sortant de son cadre quotidien, le touriste ne donne que rarement le meilleur de lui-même : arrogant, envahissant, sans gène, sans hygiène de vie... un piètre ambassadeur de sa "culture". Qu'apporte le tourisme aux populations locales ? Un stress énorme. Comment pourrait-il en être autrement : le déferlement permanent d'une horde d’hurluberlus dans des villes ou des régions qui ont leur propre dynamique sociale ne saurait rien apporter de bon. Si il est bien un secteur non essentiel qui peut mourir de sa belle mort c'est le tourisme.

  • Posté par Barban Marco, mercredi 20 mai 2020, 12:41

    Bonjour, je vous cite : "Pendant des siècles les gens ne partaient pas en vacances à l'étranger, certains passaient même leur vie dans leur village; finissaient-ils tous déséquilibrés?" Il ne finissait certainement pas déséquilibré mais question ouverture d'esprit, on pouvait / peut mieux faire. La découverte de la culture (et je parle bien et uniquement de la culture) d'autres contrées permet justement cette ouverture d'esprit. Dans le cas contraire, on fait foi de cette citation célèbre : "Petit pays, petit esprit"

Plus de commentaires

Aussi en Union Européenne

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs