Brussels Airlines «prend bonne note» de la proposition des pilotes de réduire leur temps de travail de 45%

Brussels Airlines «prend bonne note» de la proposition des pilotes de réduire leur temps de travail de 45%
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C’est d’une manière très conventionnelle que la compagnie aérienne belge a réagi à la proposition des pilotes de réduire collectivement leur temps de travail de 45 % jusqu’en 2023 afin d’éviter des frais de licenciements non nécessaires (22 millions) et de maintenir l’emploi jusqu’à ce que la situation aérienne soit redevenue « normale », pour autant qu’elle le soit à nouveau un jour.

Pour sauver Brussels Airlines, les pilotes proposent de réduire leur temps de travail de 45 % pendant trois ans

« Brussels Airlines prend bonne note de la proposition de la communauté de ses pilotes et apprécie que les négociations puissent commencer » précise la compagnie, alors que la phase I d’information de la loi Renault, aujourd’hui déclenchée dans la compagnie aérienne belge, sert notamment à accueillir les suggestions des représentants du personnel et de les tester, pas encore de négocier.

La direction assure qu’elle est « ouverte à la discussion sur toutes les propositions qui se trouvent sur la table des négociations » et rappelle que son objectif (une rentabilité structurelle de 8 % imposée par le Groupe Lufthansa) est à la fois de « réduire les coûts mais aussi d’augmenter l’efficacité et la productivité. » Pour cela, il lui semble donc « important de rechercher des solutions structurelles et non des mesures temporaires ». On devine donc que la proposition syndicale ne déclenche pas un enthousiasme profond à la direction de Brussels Airlines.

Une diminution du personnel et une diminution de la flotte

Pour rappel, le plan de restructuration de la direction de la compagnie aérienne prévoit le départ d’environ 25 % des 4.200 personnes actuellement sur le payroll. Une diminution du personnel qui s’inscrira en parallèle d’une diminution de la flotte (de 48 à 38 avions) et des destinations (de 100 à 76).

Sur la table, afin de limiter les licenciements secs à environ 300 personnes, la direction propose la mise à la pension de 155 personnes, 92 mises à la prépension, le passage à 50 % des plus de 57 ans, un quatre-cinquième temps pour la tranche d’âge de 55 à 56 ans et la fin de 140 contrats temporaires. Dont, évidemment, des membres des services au sol (comptabilité, informatique, vente, marketing…) mais aussi du personnel volant (cabine et cockpit).

 
 
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