Un préavis d'actions déposé par le personnel communal de Braives

Le 9 mars dernier, une réunion de concertation entre syndicats et membres du collège s'était tenue en urgence. Les parties avaient convenu de la mise en place d'une analyse psychosociale du personnel et d'autres réunions pour trouver des solutions aux tensions présentes au sein de l'administration communale.

"Force est de constater que l'analyse n'a toujours pas été réalisée. De même, la délibération du collège du 18 mars qui fixe les modalités afin de ne plus faire d'ingérence et d'éviter le contact avec l'ensemble du personnel n'est pas respectée. Et ce malgré toutes les déclarations et tous les engagements pris par le bourgmestre. Il est le premier à transgresser ses propres décisions", fustige Thierry Gilson, secrétaire permanent de la CSC Services publics.

Le comité de direction, soutenu par les organisations syndicales, a également décidé d'écrire aux membres du conseil communal pour dénoncer le comportement du bourgmestre, de l'échevin du personnel, actuellement absent, et de la directrice générale. Aux deux premiers, il reproche des intimidations récurrentes, mais aussi des remarques désobligeantes et méprisantes. Quant à la directrice générale, c'est son absence de soutien envers les membres de son administration qui est pointé.

Le bourgmestre Pol Guillaume se dit étonné. "Cela fait plus de deux mois que nous vivons avec la crise du coronavirus. Les réunions ont bel et bien eu lieu et des mesures avaient été prises avant le confinement, mais nous avons été empêchés d'avancer sur cette problématique car de nombreux membres du personnel ont travaillé de chez eux. Toute avancée a donc été avortée et reportée à plus tard."

Le préavis sera effectif dès le 25 mai pour une durée indéterminée. Une première action sera menée lundi dès 19h00, à l'occasion du conseil communal.

La tension à Braives n'est pas neuve. Le 22 janvier, un mouvement avait été initié à la suite du licenciement du responsable des ressources humaines. Une lettre ouverte avait été signée par plus de cinquante agents communaux pour dénoncer le non-respect dont ils disent faire l'objet ainsi que la menace constante de licenciement, les pressions morales et les ingérences dans leur travail quotidien de la part de certains membres du collège communal.

 
 
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