Coronavirus - La BCE exclut un rebond rapide de l'économie

Un rebond dit "en V", qui suivrait rapidement la dégringolade conjoncturelle causée par la pandémie de coronavirus, "peut certainement déjà être exclu", indiquent les "minutes" de cette réunion.

"Si les consommateurs ne regagnent pas la confiance rapidement après la fin du confinement, le risque existe que la demande reste plombée", ont noté les banquiers centraux.

Une courbe en "V" impliquerait des dégâts économiques limités, grâce au chômage partiel indemnisé et à une accumulation d'épargne permettant une reprise rapide de la consommation.

Mais à mesure que la crise se prolonge, ses effets sur l'emploi dépriment à leur tour la demande, au risque d'une récession prolongée. La BCE s'est donc dite "prête" à renforcer encore son arsenal anti-crise.

Sa présidente, Christine Lagarde, a expliqué que l'institution s'attendait à un repli de "5 à 12%" du produit intérieur brut de la zone euro cette année, une marge reflétant la "grande incertitude" autour des dégâts économiques causés par la pandémie.

Lors de la réunion, les gouverneurs "se sont généralement accordés" sur l'avis que "des trois scénarios présentés, celui prévoyant un faible impact était probablement déjà trop optimiste", selon le compte-rendu.

Sur fond de récession d'une ampleur inédite en Europe, "il est clair" que les projections macroéconomiques présentées lors de la réunion du 4 juin "seront nettement revues à la baisse par rapport à celles de mars", ont estimé les banquiers centraux.

Plutôt qu'une forme en "V", de plus en plus d'économistes prévoient désormais une reprise en "U", avec un creux de croissance pendant quelques mois et une reprise qui prendrait du temps à se dessiner, pénalisée par des secteurs durablement touchés, comme le tourisme ou les commerces.

 
 
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