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Commerces: jusqu’à 70% de pertes de chiffres d’affaires

Les magasins non alimentaires manquent de fréquentation et de recettes. Selon Comeos, ce sont surtout les boutiques sises dans les centres commerciaux qui trinquent le plus.

Info « Le Soir » - Temps de lecture: 2 min

Deux semaines après leur réouverture, l’heure est au premier bilan pour les commerces non alimentaires.

Ils étaient très impatients de rouvrir, le 11 mai, sans cacher toutefois une pointe d’angoisse à l’idée de devoir canaliser la foule à l’extérieur et de faire régner en suant les mesures anti-Covid à l’intérieur. Deux semaines plus tard, les commerçants du non-alimentaire, petits comme grands, peuvent tirer un premier bilan de leur relance et même imaginer à quoi ressemblera leur avenir.«Le nombre de visiteurs dans les magasins a été inférieur de 40% par rapport à la situation habituelle», indique Dominique Michel, le CEO de Comeos.

Leurs recettes sont en forte baisse : moins 30 à moins 40 % en moyenne. Les surfaces de ventes situées dans les centres commerciaux accusent, elles, une dégringolade de 60 à 70 % de leur chiffre d’affaires, selon Comeos. Comeos attribue cette piètre relance à la crainte des consommateurs de se retrouver dans des lieux clos et bondés.

Une différence entre Régions

La situation est moins bonne en Wallonie qu’en Flandre, Bruxelles se situant entre les deux, note encore la fédération, ce qui résulterait de l’inégalité économique entre les consommateurs des trois Régions.

Du côté des indépendants de Bruxelles et de Wallonie, que l’Union des classes moyennes (UCM) a sondé durant la première semaine de reprise, ils sont 75 % à avoir accueilli peu de clients. Seuls 17% ont connu une situation normale et 8% ont eu droit à une affluence plus importante qu’une semaine de mai hors coronavirus. Dès lors, 84% des sondés s’attendent à un mois de juin sans rentabilité. Les petits et moyens magasins non alimentaires tenus par des indépendants accusent, tout comme les grosses chaînes, un recul de 40% de leurs rentrées financières depuis leur réouverture, selon le Syndicat neutre pour indépendants (SNI).

La mode fort impactée

La mode, qui connaissait déjà un vrai problème structurel avant la crise, est le secteur le plus handicapé, assure Pierre-Alexandre Billiet, CEO de Gondola, groupe média spécialisé dans le monde de la distribution. Des faillites sont donc à prévoir, selon Comeos.

A contrario, le bricolage, dont certaines enseignes rentrent davantage d’argent maintenant qu’en mai 2019, et, plus globalement, tout ce qui a trait à la vie domestique comme la déco et l’électro, figurent parmi les moins malheureux.

> Chiffre d’affaires en net recul, consommateurs apeurés : découvrez notre dossier sur Le Soir +

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