Un membre du gouvernement britannique démissionne après la controverse impliquant un conseiller de Johnson

Un membre du gouvernement britannique démissionne après la controverse impliquant un conseiller de Johnson

Un membre du gouvernement britannique a démissionné mardi, en désaccord avec les justifications fournies par le conseiller du premier ministre Boris Johnson, Dominic Cummings, accusé d’avoir enfreint le confinement.

« Il reste des points de l’explication avec lesquels j’ai des soucis », a expliqué le secrétaire d’Etat pour l’Ecosse Douglas Ross sur Twitter au lendemain d’une conférence de presse de Dominic Cummings s’expliquant sur les faits.

Rappel des faits

Dominic Cummings est accusé d’avoir enfreint les règles du confinement. Après trois jours de polémique, le cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit, a affirmé lundi lors d’une conférence de presse qu’il avait agi de manière « légale et raisonnable » en parcourant 400 kilomètres malgré le confinement qui imposait aux Britanniques de rester chez eux.

Craignant d’être contaminé au SARS-Cov-2, il a expliqué s’être rendu avec sa femme et leur fils de quatre ans chez ses parents à Durham, dans le nord-est de l’Angleterre, parce qu’il cherchait une solution pour garder son enfant.

Un second déplacement critiqué

Un second déplacement de M. Cummings est particulièrement critiqué : une visite à proximité du château de Barnard, le jour de l’anniversaire de sa femme. Le conseiller a assuré que cette virée en voiture d’une quarantaine de kilomètres devait lui permettre de vérifier qu’il pouvait conduire en toute sécurité car sa vue avait été affectée par le virus.

Peu convaincant

Les explications de M. Cummings n’ont pas non plus convaincu la presse. Plusieurs quotidiens consacraient mardi leur Une sur l’absence de regrets et d’excuses du conseiller, faisant passer au second plan les annonces du gouvernement sur une réouverture prévue des magasins « non essentiels » mi-juin, un assouplissement majeur des restrictions imposées fin mars pour lutter contre la progression de la pandémie.

Malgré la tentative du gouvernement et du Premier ministre Boris Johnson de venir à la rescousse du conseiller, la tempête continue de gronder, y compris dans les rangs conservateurs où une quinzaine de députés réclament sa démission.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous