L’Europe et la Belgique aideront les Américains à retourner sur la Lune

L’astronaute Edwin E. Aldrin
L’astronaute Edwin E. Aldrin - Nasa

Lorsque les astronautes américains reposeront le pied sur la Lune en 2024, l’Europe et la Belgique pourront se féliciter d’avoir contribué à l’exploit. L’Agence spatiale européenne (ESA) a chargé Airbus de construire le module de service européen pour un montant total de 250 millions d’euros.

Pour la première fois depuis le programme Apollo-17 en 1972, les Etats-Unis prévoient de renvoyer des astronautes sur la Lune en 2024. Une femme fera, pour la première fois également, partie de l’équipage. Les astronautes sont formés pour leur mission et leur vaisseau spatial est en cours de développement.

Appelé Orion, le vaisseau spatial se compose de deux parties. Les membres de l’équipage seront à l’avant, dans un module américain. Le module de service européen, qui contiendra les moteurs, l’oxygène et l’eau, se trouvera à l’arrière. L’électricité à bord sera produite par quatre panneaux solaires produits à Leyde, aux Pays-Bas. C’est également la partie européenne qui sera chargée de la régulation de la température à bord. Le module de service européen a un diamètre et une hauteur de quatre mètres. Il transportera 8,6 tonnes de carburant pour alimenter le moteur principal d’Orion et 32 petits propulseurs qui maintiendront le vaisseau spatial sur sa trajectoire pendant le voyage aller-retour. Si le module de service effectuera presque la totalité du voyage, il sera largué avant le retour sur Terre et brûlera dans l’atmosphère.

Un premier vol sans équipage

Selon l’ESA, chaque module de service pèse environ quinze tonnes, comporte près de 20.000 pièces et approximativement 12 kilomètres de câble. A ce module s’ajoute la partie habitée, pesant plus de dix tonnes. La structure mesure près de sept mètres de haut et cinq mètres de large.

Le développement et la construction, auxquels la Belgique participe également (infrastructure d’essai au sol, paroi de séparation des réservoirs et éléments de contrôle de la pression), ont tiré parti de l’expérience acquise lors de la construction du vaisseau cargo spatial européen ATV. Ce dernier s’est régulièrement rendu à la Station spatiale internationale pour la ravitailler en matériel d’essai, pièces détachées, nourriture, air, eau et carburant.

Prévu pour la fin de l’année prochaine, le premier vol du programme spatial américain, baptisé Artemis, sera un aller-retour sans équipage vers la Lune, afin de tester les systèmes. Le premier vol d’Orion avec équipage est programmé pour 2022 ou 2023. Le vaisseau spatial devra alors tourner autour de la Lune avant de revenir sur Terre. Le premier alunissage n’aura lieu qu’au troisième vol. L’accord concernant ce dernier a été annoncé mardi.

 
 
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