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Boris Johnson face à la fronde

A peine sorti de convalescence suite à sa contamination par le coronavirus, le Premier ministre britannique traverse une période agitée par la reprise des négociations sur le Brexit, le mécontentement d’une opinion sévèrement touchée par la pandémie, et la grosse bourde de son principal conseiller, Dominic Cummings.

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Ils sont là, dans un espace virtuel qui est comme une page blanche. Le 1er juin, les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ont repris pour tenter de conclure un accord de libre-échange avant la date butoir de la fin de l’année, à l’expiration de la période de transition. Les fantômes et les récriminations se sont immédiatement glissés dans cette tragédie contemporaine ou cette sitcom, c’est selon. Entre plis et replis, remords et volonté, le chantier donne le vertige.

Quoi qu’il arrive, la combinaison des effets catastrophiques de la pandémie de Covid-19 et du Brexit va créer un choc d’au moins trois ans qui va transformer l’ancienne puissance impériale en « l’homme malade de l’Europe », comme on disait de l’empire ottoman au XIXe siècle. Dans ces conditions, je fais amende honorable en changeant le titre de mon livre-pamphlet, Le Brexit va réussir… dans cinq ans minimum.

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3 Commentaires

  • Posté par Andre Georges-marc, mardi 2 juin 2020, 16:06

    J'espère vraiment me tromper. Je ne souhaite aucun mal au Royaume Uni, que du contraire. Mais je pense nécessaire de rappeler que si ce magnifique pays a triomphé par le passé, c'est évidemment grâce à sa résilience, mais surtout grâce à tous ces hommes et femmes qui sont venus lui prêter main forte. Il y avait bien sûr les américains qui y ont investi des fortunes et des centaines de milliers d'hommes, mais il y avait également tous ces ressortissants originaires de tous les pays d'Europe qui se sont battus contre le nazisme depuis le Royaume Uni. Du côté belge, je pense ici notamment à mon père, membre des « Special Operations Executive » (SOE), les forces spéciales créées par Churchill, je pense aux membres de la Brigade Piron, je pense à tous ces pilotes qui ont d'abord défendu le Royaume Uni puis se sont battus pour la libération de l'Europe. BoJo et de trop nombreux britanniques oublient trop facilement que leurs victoires passées ne sont pas le résultat de leur simple fait. Sans "les autres", ils n'y seraient jamais parvenus. Et malheureusement, la morgue de certains britanniques vis à vis des autres nations, de leurs frères européens, risque de leur coûter très vite très cher face à la crise financière qui nous prend tous par surprise. La devise belge "L'Union fait la Force" s'avérera essentielle pour faire face à cette crise au niveau européen, tandis que, "Honni soit qui mal y pense", "Dieu et mon Droit" risque de coûter trop cher à ces amis d’Outre-Manche qui, stupidement, ont misé sur l'isolement.

  • Posté par Pire Bernard, mardi 2 juin 2020, 18:08

    Je pense au contraire que les Britanniques ont une fois de plus fait le bon choix, comme vous l'avez magnifiquement décrit en faisant référence au passé. Si on pousse la similitude plus loin, on voit que les accords au sein du Commonwealth remplacent les diktats pseudo européens de Berlin et, en termes de nombre, même si l'apport des Belges qui ont osé se dresser face aux nazis est remarquable, il représente bien peu comparé aux dizaines de milliers d'Australiens, de Canadiens, de Néo zélandais qui ont rejoint la mère patrie pour lutter contre la dictature... L'histoire se répète.

  • Posté par Coets Jean-jacques, mardi 2 juin 2020, 15:15

    Vous semblez oublier que, bien plus près de nous, entre 1967 et 1978/79, Le Royaume-Uni était déjà surnommé "Sick man of Europe". Le Premier Ministre Gallaghan niant la crise, le Sun devait faire sa première page avec le fameux "Crisis? What crisis?". Ensuite, Mrs Thatcher devait prendre la relève pour plus de 10 ans. Mr Johnson est probablement dans le même déni....

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