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Examens: une première menace de recours à l’UCLouvain

Une faculté a modifié les modalités d’un examen, l’écrit devient oral et il est reporté de 3 semaines. Le cabinet Bourtembourg porte une menace de recours pour 215 étudiants.

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Chef du service Société Temps de lecture: 3 min

Il fallait s’y attendre : en cette fin d’année complexe dans l’enseignement supérieur – pour les étudiants comme pour les professeurs –, les recours de jeunes se sentant lésés risquent de pleuvoir. En l’occurrence, ce n’est pas un recours que vient de se voir adresser l’UCLouvain par 215 étudiants, mais une « menace de recours » rédigée en bonne et due forme par l’avocat Jean Bourtembourg, spécialisé en droit public et administratif et habitué de la défense des intérêts étudiants.

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2 Commentaires

  • Posté par MAKA ZOE, mercredi 3 juin 2020, 10:03

    Il est peut-être temps de s'interroger sur ce qu'est "un examen normal". Prof et tricheurs ? gendarmes et voleurs ? certains modèles ont peut-être fait leur temps. Aujourd'hui, les violences policières - qui ne datent pas d'hier et n’arrivent pas qu'aux Etats-Unis - dégénèrent en émeutes. Heureusement le monde des études supérieures n'en est pas là : pas de violences de rue, seulement des menaces de recours juridiques - on est entre gens bien ... Mais à y regarder de près, les mécanismes sont les mêmes. Des étudiants soumis au diktat des professeurs omnipotents, des étudiants complètement largués, que ce soit sur le plan méthodologique, technologie ou - honte pour mon pays - sur le plan financier ; et pour ceux qui s'accrochent encore, c'est avec la peur au ventre face à la situation cahotique à laquelle ils doivent faire face. Le véritable examen cette année, c'est celui des capacités adaptatives de nos jeunes : or non seulement ce n'est pas le but des études universitaires, mais en plus, et personne n'est dupe, tous sont pas sur la même ligne de départ. Comment ne pas cultiver un sentiment d'injustice ? Sans aucune remise en cause de la bienveillance des universités, toute l'énergie dépensée à vouloir organiser coûte que coûte une session classique aurait pu être utilisée à repenser un modèle d'avenir, en se concertant avec les principaux intéressés. Elle était là, l’opportunité de cette crise. Les universités poseront-elle un jour un genou à terre ?

  • Posté par DELHAYE Jean-Luc, mercredi 3 juin 2020, 3:11

    "Tricher, c’est mal. Mais pister les étudiants sans leur dire, c’est bien ?" - Oui, c'est bien. L'examen "normal" est toujours surveillé, que l'étudiant le veuille ou non ; il n'y a pas de raison que l'examen à distance ne le soit pas. L'étudiant qui refuse cette surveillance n'a rien à faire à l'université non plus, et le tricheur doit en être définitivement exclu. Sur le fond, il ne s'agit pas de fliquer la vie privée du citoyen; il s'agit tout simplement de s'assurer que les règles élémentaires sont respectées, et qu'un diplôme est effectivement mérité.

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