Enlèvement d’un garçon de 13 ans: Koen Geens veut que l’affaire fasse réfléchir sur le suivi des personnes radicalisées

Enlèvement d’un garçon de 13 ans: Koen Geens veut que l’affaire fasse réfléchir sur le suivi des personnes radicalisées
Photo News

Le ministre de la Justice, Koen Geens, n’est pas en mesure d’indiquer aujourd’hui si la radicalisation a joué un rôle dans la séquestration d’un jeune homme de 13 ans dans le Limbourg. L’affaire doit toutefois faire réfléchir sur le suivi des personnes qui se radicalisent, a-t-il expliqué devant la commission de la Justice de la Chambre.

Des députés de la N-VA, du CD&V et du Vlaams Belang ont mis en avant plusieurs questions. Un des suspects, recruteur de combattants pour la Syrie, a ainsi reçu une peine revue à la baisse en appel et un autre a défait le bracelet électronique qu’il portait.

Au nom de la séparation des pouvoirs, le ministre ne s’est pas prononcé sur l’adoucissement de la peine dont a bénéficié Khalid Bouloudo, qui lui a permis d’être libéré conditionnellement. Une loi de fin 2016 a sérieusement aggravé la peine sanctionnant le fait d’être membre d’un groupe terroriste mais n’a pu être appliquée en l’espèce en raison du principe de non-rétroactivité.

L’un des suspects est actuellement enregistré dans la banque de données des « Foreign Terrorist Fighters » (FTF) et deux autres l’ont été. Le cas de ce trio et de deux suspects supplémentaires a été discuté au cours de réunions des « Local Task Forces » mises en place sous la législature précédente pour lutter contre la menace terroriste. Ces organes permettent à différents services d’échanger des informations et même de prendre certaines mesures de contrôle, sans aller toutefois jusqu’à un suivi 24h/24.

« Ce système n’est pas parfaitement étanche mais aucun système ne peut l’être si l’on tient compte de l’Etat de droit et du fait que les moyens des services ne sont pas illimités », a souligné M. Geens.

Khalil Bouloudo était placé sous le contrôle d’une commission de probation, devant laquelle il devait bientôt à nouveau comparaître, et soumis à l’accompagnement d’un assistant de justice. Il n’avait pas commis de fait nouveau qui aurait justifié de révoquer sa probation.

 
 
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