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Travailleuses du sexe: «C’était mourir de faim ou du Covid»

Mises à l’arrêt en même temps que l’horeca, les prostituées peuvent théoriquement reprendre le travail dès lundi. Le secteur voudrait cependant des règles d’hygiène claires.

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Temps de lecture: 7 min

Si elle fait les comptes, Marie évalue déjà les dettes qu’elle a accumulées durant le confinement à 6.000 voire 7.000 euros. Travailleuse du sexe depuis plus de vingt ans, elle avait réussi à mettre un tout petit peu d’argent de côté. « Ça me permet de ne pas aller aux colis alimentaires. J’ai 64 ans, j’ai travaillé toute ma vie, ce n’est pas pour aller quémander un paquet de pâtes aujourd’hui. » Dans sa carrée de Saint-Josse, à Bruxelles, une distribution d’aide alimentaire s’est pourtant organisée, via le collectif de travailleuses et travailleurs du sexe, Utsopi, dont elle est membre.

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4 Commentaires

  • Posté par Loïc Bourguignon, samedi 6 juin 2020, 23:18

    Merci aux deux journalistes qui ont signés cet article d'avoir interrogé directement et sans jugement des travailleurs du sexe, la présidente d'une association qui les représente et une association de terrain en contact direct avec eux. On a grâce à cela une bonne idée de la situation de ces travailleurs trop souvent oubliés par les politiques et qui sont pour la plupart stigmatisés soit par des moralistes bien-pensant qui les voient comme la source de tous les pêchés, soit par une nouvelle tendance féministe à la suédoise (à différencier du féminisme historique d’Elizabeth Badinter par exemple) qui ne les voit que comme des aliénées victime du syndrome de Stockholm du patriarcat. On comprend très bien grâce à cet article que la situation de ce métier qui n'existe pas pour les droits sociaux mais dont les travailleurs payent quand-même des taxes ne peut plus rester dans cet entre-deux légal et qu'il est temps d'écouter les gens de terrain qui demandent qu'on sorte de l'hypocrisie pour que les travailleurs du sexe aient enfin un vrai status qui donne droit à des vrais droits. Certains me diront que ce n'est pas un vrai métier car aucune femme ne choisirait la prostitution librement mais y rentrerait pas contrainte économique ou sous la pression d'un proxénète. Si cette affirmation est probablement vraie pour une bonne partie des prostituées, elle nie les hommes qui se prostituent et elle nie le fait que beaucoup de femmes (et d'hommes) font un métier qu'elles n'ont pas choisi au départ. Par contre, et sauf contrainte d'un proxénète évidemment, elles choisissent d'y rester ou pas comme toutes les autres travailleuses.

  • Posté par ADAM Jean-Victor, jeudi 4 juin 2020, 14:29

    Faut être courageux pour fréquenter ce type de salons. Hygiène, extorsion, atmosphère glauque. C’est plus simple de se taper la voisine mère célibataire au chômage. Vite fait bien fait même si ce n’est pas gratuit...

  • Posté par elias jacques, jeudi 4 juin 2020, 13:12

    Il fut un temps où Seraing a voulu construire un complexe sur base de la "Villa Tinto" d'Anvers. Malheureusement, après que pas mal de gens "bien placés" se soient remplis les poches en études de tous genres sur le sujet, cela a été abandonné visiblement parce que personne ne voulait assumer la "responsabilité politique" de ce lieu. Après la fermeture des "salons" de liège, ce nouveau tour de passe-passe va jeter encore plus de personnes dans la clandestinité avec les risques qui en découlent.

  • Posté par Esquenet Alexandre, jeudi 4 juin 2020, 10:17

    Tout est à flu tendu, si je puis dire ^^

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