Justine Henin se livre sur le confinement: «J’espère que les gens vont garder quelque chose de positif de cette période»

belga
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Ce jeudi, nous avons rencontré Justine Henin dans son club de tennis à Limelette. Un endroit où, en temps normal, elle ne serait pas à cette période de l’année. Roland-Garros oblige… Mais, à 38 ans, l’ancienne championne belge est une citoyenne comme les autres. Contrainte de respecter les règles de distanciation sociale en vigueur dans le pays. Cette (longue) période de confinement, en raison de la crise du coronavirus, la quadruple lauréate sur l’ocre parisien l’a vécue en famille avec son mari Benoît et ses enfants (Lalie, 7 ans, et Victor, 3 ans).

« Dans la vie avant le Covid-19, on se laissait emporter par le TGV de la réalité et du boulot », explique Justine Henin, qui indique également n’avoir eu aucune hospitalisation dans son cercle familial. « Cette période m’a fait réfléchir. Même si la vie va reprendre dans les prochaines semaines, j’espère que les gens vont garder un petit quelque chose de cette période pour mieux vivre par après. Vous savez, en tant qu’ancienne joueuse, cette période de confinement, n’a pas été trop compliquée à vivre pour moi. Car j’ai quand même passé une bonne partie de ma vie à avoir des contraintes sociales et à être privée de libertés lors de ma carrière. Au niveau mental, je n’ai donc eu pas trop de mal. »

« Prendre ce qu’il y a à prendre »

Avec cette crise sanitaire d’ampleur mondiale, la saison tennistique est à l’arrêt complet depuis plus de trois mois. Certains tournois passent à la trappe, le flou persiste autour d’autres compétitions et les joueurs rongent leur frein en attendant le feu vert des instances. « Qui peut prédire ce qu’il va se passer ? », se demande-t-elle. « On est toujours dans le questionnement. Est-ce que les pays seront au même niveau d’un point de vue sanitaire ? Il faut comprendre que plus rien ne sera comme avant. J’entends certaines personnes dire qu’il faut faire une croix sur la saison 2020… Je suis plutôt de l’avis qu’il faut prendre tout ce qu’il y a à prendre. Et ce, dans la mesure du raisonnable. En essayant que cela soit équitable pour les joueurs d’un point de vue sanitaire. Certes, le huis clos ou le huis clos partiel, ce ne sera pas chouette. Mais il faudra accepter de vivre et de jouer dans ces conditions. »

 
 
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