Les infos dispensables (ou pas) sur le coronavirus: à propos des bancs publics et de clients démasqués

Les piscines ont pu rouvrir en France, après de longues semaines de confinement.
Les piscines ont pu rouvrir en France, après de longues semaines de confinement. - Photo AFP

1. Le chiffre du jour : 600 milliards

En euros, c’est l’enveloppe supplémentaire que la banque centrale européenne va libérer pour rétablir l’économie. Le programme d’urgence « PEPP » (Pandemic Emergency Purchase Programme) vise à limiter les effets de la crise sanitaire. Il a été doté à la mi-mars de 750 milliards d’euros pour racheter des obligations publiques et privées. Il sera donc gonflé de 600 milliards d’euros. « L’expansion du PEPP assouplira davantage l’orientation générale de la politique monétaire, soutenant les conditions de financement dans l’économie réelle, en particulier pour les entreprises et les ménages », explique la BCE. Le simple mortel (comme l’auteur de ces lignes) traduira : des euros en plus.

2. L’image du jour.

Scène pas si ordinaire que cela dans un magasin new-yorkais : une cliente se fait morigéner par ses semblables, parce qu’elle ne porte pas de masque – attitude peu respectueuse au demeurant, car après tout si l’on porte un masque, c’est surtout pour protéger les autres. La réaction vive et excessive des autres clients dévoile une société fracturée et une ville particulièrement marquée par le virus. L’enseigne a dû recommander à ses clients d’avertir le personnel en pareil cas, plutôt que d’agir soi-même. Heureusement, si le port du masque est recommandé, le port d’armes, lui, reste interdit à New York.

Lire aussi La voie des masques

3. La citation du jour

« Dans ces moments où les informations débiles, les fausses rumeurs et les expertises de non-experts inondent la toile, l’éducation impartiale est essentielle. Les jeunes doivent apprendre à respecter la biodiversité et à arrêter d’utiliser des pesticides, des insecticides, des métaux lourds qui empoisonnent et massacrent la nature. Il faut repenser la relation entre l’homme et la Terre et éviter de détruire, polluer et surexploiter car, j’en suis persuadée, il y a un lien entre le débordement de l’humain sur la nature et l’émergence d’agents pathogènes », écrit Sylvie Hyat, professeur de biologie, dans une carte blanche au Soir.

4. La bonne nouvelle du jour : les bancs publics

« Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics », comme le chantait Brassens, portent-ils des masques ? Ont-ils bien respecté le mètre cinquante de distanciation physique ? Le coronavirus a rendu nos paysages urbains moins sympathiques. Il était interdit jusqu’ici de s’asseoir sur les bancs publics. Le ministre de l’Intérieur avait confirmé ce mercredi que cette mesure perdurait. Sauf que ce matin, Sophie Wilmès a contredit son ministre en clarifiant la situation  : « À partir du 8 juin, les gens pourront à nouveau s’asseoir sur des bancs. L’arrêt ministériel en ce sens va être adapté », a-t-elle indiqué. On pourra s’bécoter sur les bancs publics du coup, en s’foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes.

5. Le détournement du jour : rire en phase

La phase 3 du déconfinement et les complications qu’elle induit parfois peuvent prêter à rire ou à sourire. Cela fait du moins la joie des caricaturistes,

d’Oli :

à Kroll :

en passant par Johann De Moor :

et Nicolas Vadot :

 
 
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