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Mort de George Floyd: de nombreux rassemblements indignés dans le monde entier (photos)

De Sydney à Londres, en passant par Paris ou Montréal, de multiples rassemblements sont prévus durant le week-end.

Temps de lecture: 4 min

Je ne peux pas respirer » : bravant la pandémie de coronavirus, des milliers de manifestants indignés ont commencé à se rassembler samedi à travers la planète pour dénoncer les inégalités raciales et les brutalités policières ayant conduit à la mort de George Floyd.

De Sydney à Londres, en passant par Paris ou Montréal, de multiples rassemblements sont prévus durant le week-end en hommage à ce Noir américain asphyxié par un policier blanc fin mai à Minneapolis.

Sa mort a provoqué un mouvement de protestation historique ayant débordé des frontières de son pays et ravivé les aspirations à un véritable changement.

En Australie, première à ouvrir le bal de l’indignation mondiale, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à travers le pays, brandissant des banderoles « Je ne peux plus respirer », en référence à la plainte prononcée par George Floyd, dont le cou a été obstrué pendant près de neuf minutes par le genou du policier qui l’avait arrêté pour un délit mineur.

Un rassemblement en l’hommage de George Floyd à Sidney (Australie)
Un rassemblement en l’hommage de George Floyd à Sidney (Australie) - EPA

Pour les organisateurs australiens, nullement refroidis par l’appel du gouvernement à rester chez soi en raison de la crise sanitaire, cette affaire trouve de nombreux échos dans leur pays.

Ils ont expliqué qu’ils souhaitaient aussi dénoncer le taux d’emprisonnement très élevé parmi les Aborigènes, et les morts – plus de 400 ces trente dernières années – de membres de cette communauté alors qu’ils étaient détenus par la police.

A Sydney, le défilé a été autorisé quelques minutes avant qu’il débute, par une décision de justice revenant sur une précédente interdiction. « Le fait qu’ils aient essayé de nous empêcher de défiler, cela donne encore plus envie aux gens de le faire », a estimé Jumikah Donovan, parmi la foule.

Beaucoup de manifestants arboraient des masques de protection et tentaient de respecter les barrières sociales du mieux qu’ils pouvaient.

« Ne participez pas »

Au Royaume-Uni, où un rassemblement est prévu à la mi-journée devant le Parlement à Londres, puis face à l’ambassade des Etats-Unis dimanche, le gouvernement a demandé aux Britanniques de s’abstenir de manifester.

« Je comprends pourquoi les gens sont profondément bouleversés mais nous affrontons toujours une crise sanitaire et le coronavirus reste une menace réelle », a plaidé vendredi le ministre de la Santé, Matt Hancock. « Donc s’il vous plaît, pour la sécurité de vos proches, ne participez pas à de grands rassemblements, dont des manifestations, de plus de six personnes », limite fixée pour les regroupements à l’extérieur pendant le confinement.

Dans la capitale britannique, plusieurs rassemblements ont été organisés depuis une semaine, parfois marqués par des incidents avec la police. Ils ont fait resurgir la colère des personnes de couleur envers le « racisme camouflé » et les « abus » policiers sévissant selon elles dans leur pays.

En France également, objets de polémiques récurrentes ces dernières années, les accusations de violences policières couplées à celles de racisme ont rebondi dans le sillage de l’indignation mondiale suscitée par la mort de George Floyd.

Un rassemblement en l’hommage de George Floyd à Strasbourg (France)
Un rassemblement en l’hommage de George Floyd à Strasbourg (France) - Photo News

A Paris, deux appels à manifester samedi contre les violences policières, pour « amplifier le mouvement international de solidarité contre l’impunité des forces de l’ordre », ont été interdits en raison de la crise sanitaire.

Un rassemblement est prévu à partir de 15h00 locales devant l’ambassade américaine, située au cœur de la capitale française et dans le quartier du palais de l’Elysée ; l’autre à partir de 17h00 locales sur l’esplanade du Champ de Mars.

Ces appels à manifester « ont été lancés sur les réseaux sociaux (…) sans aucune déclaration préalable auprès de la préfecture de police », a indiqué le préfet de Paris dans un communiqué, rappelant que l’état d’urgence sanitaire prévalant actuellement en France proscrit tout rassemblement de plus de dix personnes dans l’espace public.

D’autres rassemblements ont eu lieu, notamment à Séoul (Corée du Sud) ou Pretoria (Afrique du Sud).

Un rassemblement en l’hommage de George Floyd à Séoul (Corée du Sud)
Un rassemblement en l’hommage de George Floyd à Séoul (Corée du Sud) - EPA

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62 Commentaires

  • Posté par Miguel Roch, samedi 6 juin 2020, 18:16

    J'ai du mal à comprendre ces manifestations qui demandent justice pour Floyd. Les quatre ex-policiers impliqués ont été mis en examen pour meurtre avec actes de cruauté. La justice suit donc son cours, dont que veulent-ils? L'an dernier, il y a eu 17.000 homicides aux Etats Unis. La communauté afro-américaine est la plus touchée par la violence mais, en même temps, les auteurs, sont majoritairement issus de cette même communauté. Ces 17.000 crimes, dont beaucoup bien plus odieux encore, n'ont pas secoué les foules. A croire que quand un noir tue un noir, c'est acceptable (sic!) mais si l'auteur est blanc, alors là, c'est l'émeute! Le racisme existe, c'est un fait. Mais il existe partout et la Belgique n'en est pas exempte. Il existe dans tous les sens et envers tous les individus. Barak Obama est pourtant l'exemple vivant qu'un "noir", même né dans les quartiers pauvres de Chicago, peut, lui aussi, atteindre le sommet de la pyramide sociale. S'il est devenu président, c'est parce que une majorité de blancs (les noirs étant minoritaires, leur seul vote n'aurait pas suffi) ont voté pour lui. Et s'il y est parvenu, c'est grâce à son travail et pas en jouant la victime!

  • Posté par DELHAYE Jean-Luc, samedi 6 juin 2020, 14:15

    Où sont les rassemblements indignés lorsque des crapules d'Anderlecht s'en prennent, en bande, à deux policiers qui procèdent à une arrestation ? Qui ose parler du casier judiciaire chargé de George Floyd, attaque à main armée et trafic de drogue? Qui ose révéler, comme l'a fait la presse américaine, qu'il était drogué au moment de son arrestation, et positif au coronavirus? Qui ose demander s'il n'y a pas eu rébellion de sa part?

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