Marc Van Ranst: la deuxième vague? «Nous ne sommes pas inquiets pour l’instant»

Marc Van Ranst: la deuxième vague? «Nous ne sommes pas inquiets pour l’instant»

Alors que les cafés et les restaurants sont autorisés à rouvrir leurs portes ce lundi, le nombre de nouvelles infections au coronavirus a augmenté. Est-ce une mauvaise nouvelle ? Le virologue Marc Van Ranst se veut rassurant sur VTM NEWS. « Nous ne sommes pas inquiets pour l’instant. »

Le nombre d’infections augmente légèrement cette semaine : 70 nouvelles infections ont été signalées mercredi, 82 jeudi et 140 encore hier. Ce samedi, le compteur est à nouveau de 165 nouvelles infections. Mais ne paniquez pas, il s’agit peut-être de l’effet « week-end », a expliqué Van Ranst. Après le week-end, les chiffres sont temporairement plus bas, car beaucoup de personnes ne se rendent pas aussi rapidement chez le médecin ou à l’hôpital. L’effet est compensé à nouveau plus tard dans la semaine, ce qui fait que les chiffres augmentent pendant un certain temps.

« Nous ne sommes pas inquiets pour l’instant, car nous constatons toujours la baisse de la moyenne sur sept jours », explique Marc Van Ranst. « Si ces chiffres restent élevés dans les prochains jours, nous parlerons bien sûr d’une stabilisation. » À ce moment-là, il sera nécessaire de procéder à une réévaluation, mais ce n’est pas encore le cas.

Deuxième vague

« Chaque relâchement qui s’est produit a été un moment charnière, et chaque fois que nous avons tenu notre souffle. Mais jusqu’à présent, la situation n’est pas si mauvaise et la courbe ne cesse de s’inverser. Nous espérons que ce sera à nouveau le cas, mais il faut toujours attendre de voir », a déclaré le virologue.

« Il est possible qu’on ne connaisse pas de deuxième vague, mais si elle se produit, les attentes sont très grandes. Les gens s’attendent maintenant à ce que le monde médical et communautaire garde cette deuxième vague sous contrôle, et c’est très difficile », explique-t-il. « Nous voulons stopper les épidémies de grippe depuis des décennies, mais nous n’avons jamais réussi. Si une deuxième vague se produit, nous souffrirons ».

Et s’il va aller au café la semaine prochaine ? « Je vais certainement prendre un café ou un sandwich quelque part », confirme Van Ranst.

 
 
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