Accueil Belgique Politique

Carte blanche: «La radicalisation PTBiste de la FGTB est une voie sans issue»

L’aile dure de la FGTB gronde son patron, Robert Vertenueil. Son « crime » : aux côtés du président du MR, Georges-Louis Bouchez, il a plaidé pour un nouveau Pacte social. Le problème, ce n’est pas le pragmatisme de Vertenueil, mais la radicalisation PTBiste d’une minorité du syndicat.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 5 min

Chers camarades, je n’ai jamais mis mon drapeau en poche, votre syndicat est aussi le mien. Pas de vraie démocratie sans contre-pouvoirs forts, notamment syndical. Je me reconnais dans l’action de la FGTB car elle a toujours concilié contestation et pragmatisme, radicalité et sens du compromis.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

25 Commentaires

  • Posté par Pasque Roger, mardi 9 juin 2020, 13:06

    L’hôpital se moque de la charité avec cette affirmation en soi dérisoire quand on sait ce que représente encore dans notre pays cet apôtre de la collaboration avec la NVA et toutes les forces réactionnaires de ce pays. La voie sans issue est celle qui a été choisie par le PS quand il a abandonné ce qui faisait sa force – le soutien aux classes populaires – pour se jeter à corps perdu dans la participation gouvernementale à tout prix et aux seules fins de continuer à se ménager des opportunités de répondre à ce qui fait aujourd’hui sa substance, un clientélisme exacerbé au mépris des compétences. La Wallonie paie aujourd’hui le prix de ce court-termisme sans perspectives. La social-démocratie est en perdition partout en Europe et ce n’est pas un hasard si, dans beaucoup d’endroits, l’électeur préfère l’original à sa copie pâlie par les compromissions. Il faut reconnaître que, pour des raisons rationnellement mystérieuses, le PS, bien qu’en chute reste tout de même un parti important en Wallonie : il le doit sans doute à la logorrhée gauchiste d’une partie de ses cadres dirigeants sans que l’on sache d’ailleurs vraiment s’ils expriment une opinion sincère ou simplement campent sur une position opportuniste. L’auteur qui collabore à un journal satirique d’extrême-droite où il coudoie des figures bien connues de cette mouvance est mal placé pour porter des jugements sur une affaire interne à un mouvement avec lequel il a pris depuis belle lurette ses distances même s’il a été tenté, il y a quelques années, par une carrière politique avortée au sein du PS bruxellois, au demeurant déjà à l’époque peu regardant sur ses compagnonnages.

  • Posté par Moreau Michel, lundi 8 juin 2020, 14:41

    Comme d'autres l'ont déjà noté, que GLB et RV se parlent n'est pas du tout le problème ! La question, c'est pourquoi ils tentent, par média interposé, d'officialiser une sorte d'agenda commun, étrangement creux au delà de quelques lieux communs ?... Je notais, au lendemain du 1er mai du MR, que le point le plus intéressant dans l'appel vibrant de GBL à un "pacte pour une société nouvelle", ce n'était pas son contenu, mais l'implicite confirmation des inquiétudes libérales. Pour la première fois depuis des années, l'hégémonie mondialisée de l'économie de marché pouvait se trouver mise en péril, maintenant que ses conséquences dramatiques ne laissaient plus aucun doute sur sa nocivité (destruction de la nature, explosion des inégalités, migrations, démantèlement des services collectifs...). GLB semblait alors avoir très bien perçu le danger et, pour éviter la relégation et gagner le temps requis pour relancer la pompe à profits et réalimenter les canaux du ruissellement, il proposait un "pacte" des braves. Ce cessez-le-feu tactique était un leurre... mais je me demandais si, après quelques protestations de façade, il n'allait pas trouver quelques alliés pour prendre avec lui ce train paré de l'aura des "historiques" consensus à la belge, opportunément orienté vers la normalisation et le retour de la croissance ? Un mois plus tard, la réponse semble se préciser avec le ralliement de RV... Certes, depuis des années, le spectre politique belge est très largement acquis à la primauté de l'économique, à la subsidiarité lubrifiante de la gestion politique, et aux axiomes du concurrentiel, et rares sont ceux qui savent proposer des alternatives stimulantes, dépassant les simples aménagements à la marge. Du coup, sur le perchoir gauche-droite, GLB sait parfaitement qu'il peut compter sur un large consensus, de l'ultra-libéralisme d'un BartDW au libéralisme-social d'ElioDR, en passant par tous les libéralismes génériques d’extrême-centre... Mais ici, il semble en tout cas avoir réussi à élargir encore sa base, recrutant un compère de plus, officiellement engagé sur des objectifs parfaitement ambigus : il ne pouvait rêver mieux ! Quant à l'insistance pesante et sans contenu -- elle aussi -- de cette Carte Blanche sur les risques que feraient courir aux braves démocrates les dirigeants "haineux" du PTB, on peut se demander si elle ne révèle pas tout simplement (mais peut-être inopportunément ?) les raisons implicites du ralliement ?

  • Posté par Brasseur Michel, lundi 8 juin 2020, 11:43

    Ma petite expérience personnelle m à montré à plusieurs reprises que les délégués FGTB s'engagent activement dans la politique au sein du PTB au détriment de leur engagement à la FGTB par déception. Si ce syndicat était plus efficace à faire bouger les choses, il garderait sa force (=ses militants ). Bien sûr, pour ça il faut limiter le nombre de mandats et empêcher la possibilité de faire carrière au syndicat! Élire des gens réellement motivés , pas des bureaucrates mous qui s'imaginent que leur job consiste à signer des CCT à tour de bras... et à "traiter des dossiers"...

  • Posté par Marlier Jacques, lundi 8 juin 2020, 10:44

    WAW! MERCI! Merci, M. Claude Demelenne d'avoir aussi bien exprimé ce qui est également mon propre avis. Fasse le ciel que ce soit votre voix (celle de la raison!) que les 'autres) instances dirigeantes de la FGTB écoutent!

  • Posté par Baldi Paola, lundi 8 juin 2020, 8:28

    Totalitarisme de gauche sur une région de 3.5 million d'âmes. Ridicule ! pourtant efficace pour paralyser un pays.

Plus de commentaires

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs