Sophie Wilmès: «La manifestation de dimanche ne constitue en aucun cas un précédent à reproduire»

Sophie Wilmès
Sophie Wilmès - OLIVIER HOSLET

Suite (et fin ?) des tensions politiques entre MR et PS après la manifestation antiraciste Black Lives Matter de dimanche à Bruxelles.

Dans une vidéo publiée mardi soir sur les réseaux sociaux, Sophie Wilmès (MR) s’adresse à tous les Belges qui n’ont pas compris pourquoi 10.000 personnes avaient pu se réunir en pleine crise sanitaire : « Nous avons tous en tête les images des rassemblements dans certaines grandes villes du pays comme Bruxelles, Anvers ou Liège. Je n’évoque pas ici les faits de violences inacceptables (à Bruxelles, NDLR.) qui devront être fermement poursuivis. Il n’en demeure pas moins que ces rassemblements contreviennent aux règles déterminées par le Conseil National de Sécurité. La lutte contre le racisme et toute forme de violence est une cause noble et juste mais ces rassemblements ne peuvent toujours pas être autorisés. »

Protéger pas museler

Sophie Wilmès poursuit en assurant que les règles actuelles ne sont pas là pour museler toute expression publique : « Elles sont là pour protéger la population dans son ensemble. Ce qui s’est passé dimanche ne constitue donc en aucun cas un précédent à reproduire. »

Elle conclut sur le fait qu’elle comprend que les images aient pu faire douter certains de l’utilité des efforts demandés encore pour quelques semaines : « Pourtant, nous ne devons pas baisser les bras. Nous ne pouvons pas baisser les bras. Le virus est encore là. »

Un CNS abordera la question des manifs

Plus tôt dans la journée, Sophie Wilmès avait invité Philippe Close à venir s’expliquer au Seize. En plus du bourgmestre socialiste de la Ville de Bruxelles qui a toléré la manifestation de dimanche, on retrouvait autour de la table le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem (CD&V) et le chef de la police de la zone Bruxelles-Ixelles.

La Première était encore très remontée contre Philippe Close mais elle a choisi de faire dévier la conversation sur un côté plus pratico-pratique. Il a ainsi été convenu que la question de la liberté d’expression, et donc tout ce qui est lié aux manifestations, serait à l’ordre du jour d’un prochain Conseil national de sécurité (CNS). Aucune date n’a été fixée mais toutes les parties prenantes convenaient de l’urgence. Dans sa vidéo, Sophie Wilmès précise que « les perspectives devront correspondre aux règles déjà établies par le CNS pour allier au mieux la liberté d’exprimer son opinion publiquement aux impératifs sanitaires. »

Pas d’autre rassemblement à l’ordre du jour

En attendant, la règle reste qu’il est interdit de se rassembler à plus de dix jusqu’au 30 juin. Le chiffre de 200 personnes maximum est toujours évoqué pour l’été, avec respect des distances. Aucune manifestation d’ampleur n’est programmée pour l’instant à Bruxelles, mais les autorités assurent qu’elles continueront à évaluer les rassemblements au cas par cas, comme pour Black Lives Matter.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous