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Violences policières: «À chaque fois que je me rabaissais pour éviter les coups, on me relevait pour viser mon visage»

Il partait manger avec un ami, il est rentré chez lui avec le visage tuméfié et 11 jours d’arrêt de cours. Dans l’intervalle, Mounaïme, 19 ans, s’est fait arrêter par la police en marge de la manifestation Black Lives Matter. Le jeune Bruxellois dit avoir été roué de coups dans un fourgon. Lui et sa famille ont déposé plainte auprès de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles.

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Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 6 min

En pleurs, traumatisé, le visage tuméfié. C’est dans ces conditions que Mounaïme, 19 ans, aura quitté le commissariat d’Etterbeek dimanche soir après avoir été interpellé en marge de la manifestation antiraciste tenue plus tôt sous la bannière Black Lives Matter, dans le centre de Bruxelles. Dès le lendemain, une courte capsule vidéo dans laquelle il revient brièvement – et encore sous le choc – sur les événements fait le tour de la toile.

Le jeune bruxellois, que nous avons rencontré chez ses parents, a accepté de revenir sur les faits et nous en a livré une version détaillée que nous reprenons ici.

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26 Commentaires

  • Posté par Biot Philippe, samedi 20 juin 2020, 10:41

    Il y a des manifestations pendant lesquelles il n'y a ni destruction, ni violences, d'où qu'elles viennent. Dans les manifestations "syndicales" les organisateurs ont leur propre service d'ordre qui est en contact avec la police. Pas de problème, sauf....A la fin de chaque manifestation il y a presque toujours des casseurs. Tous les manifestants "normaux" sont partis alors que c'est la castagne entre les violents volontaires et la police. Tout manifestant "habitué" sait qu'il doit s'en aller plus loin. Celui qui reste au niveau des bagarres est un débutant...ou un violent. Il est au mauvais endroit, au mauvais moment. Et là il y a des blessés de part et d'autre. C'est con mais c'est ainsi.

  • Posté par Raurif Michel, mercredi 10 juin 2020, 20:36

    D'abord il circulait en voiture pour aller manger. Arrivé oµ ? Ensuite ils se sont approchés et deux personnes étaient interpellées par la police ! Question : qu'est devenue la voiture dans laquelle ils se trouvaient ? Pas très claire cette histoire, c'est le moins que l'on puisse dire !!!

  • Posté par D G, mercredi 10 juin 2020, 12:05

    Ce qui est "drôle", c'est que ce n'est même pas une agression raciste : j'ai eu moi-même droit à un contrôle abusif durant lequel on a fouillé mes affaires (cassant au passage pour près de 200€ de matériel) sans fondement : une caissière trouvait mon attiture "louche" et le vigile a cru être un superhéro. Qu'a fait le comité permanent ? Envoyer une lettre au commissaire divisionnaire dont la réponse montrait sa méconnaissance des articles de loi que j'avais envoyés. On est à la limite d'une corporation.

  • Posté par Jo Gyy, mercredi 10 juin 2020, 14:44

    J'ai eu à peu près la même aventure que vous. Il y a là dedans un certain nombre de personnes qui aiment certainement la violence. Et en particulier à bxl....

  • Posté par VAN EYCKEN Jeannine, mercredi 10 juin 2020, 9:46

    A propos du saccage des statues de Léopold II, et de l'époque de la colonisation, je ne partage pas l'avis de ceux qui font les dégâts, et dans l'ensemble de leurs idées. Personnellement, j'estime que Léopold II et la colonisation sont part entière de l'Histoire de Belgique. J'ai eu de longues conversations à ce propos avec mes petits neveux, qui ne partagent évidemment ma façon historique de la Belgique. D'ailleurs, nous n'étions pas les seuls pays d'Europe à "coloniser" certaines régions du monde, Afrique, Asie loin de là. Il est vrai que ce fut une ruée de Belges qui allèrent au Congo, peut être par manque de ressources ici. J'en connais. Dans les années '60, j'ai côtoyé le milieu "colonial" de Bruxelles, et participé à la réunion de 1959 au Palais des Congrès des chefs de tribus congolais, venus à BRUXELLES pour mettre au point l'accès du Congo à l'Indépendance Evidemment, en 1958 à l'EXPO, j'étais vraiment outrée, choquée par l'enfermement de Congolais venus à Bruxelles, de force, pour être "exposés" littéralement à la vue de la foule. NON, c'était honteux. Mais ce n'est pas une raison, à présent pour bannir et saccager tout, tant d'années après. Tout cela fait part entière de l'histoirede Belgique, et ce n'est pas une raison de supprimer cette période des manuels d'histoire

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