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Le grand risque du vide du pouvoir et d’une Belgique sans pilote

Face à des étapes cruciales, nous courons un grand risque : être inondés de mauvaises nouvelles, de chiffres d’experts, sans que le politique ne joue son rôle

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Le sociologue Gerald Bronner expliquait il y a quelques jours dans Le Soir  : « Un certain nombre de décisions relèvent uniquement du politique et non de l’ingénierie ou de la science, qui ne sont là que pour éclairer le mieux possible la décision politique. (…) Cela signifie qu’il faut faire des choix et que, toujours, le politique devra faire ses choix en état d’incertitude. Il est très important d’établir une hiérarchie, un ordonnancement rationnel des risques. C’est pour cela qu’on a besoin du politique et c’est pour cela qu’il sert de paratonnerre : ça lui retombe dessus. C’est sa malédiction. »

C’est bien cela qu’on vient de vivre avec le gouvernement Wilmès d’une part et le kern élargi à dix d’autre part : une équipe d’hommes et femmes politiques qui écoutent les experts, évaluent les risques (contamination, faillites, désarroi psychologique, trou dans la scolarité, etc.), les hiérarchisent et prennent des décisions.

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7 Commentaires

  • Posté par Trevisan Lucio, mercredi 10 juin 2020, 11:14

    D'accord avec tous les avis précédents, les francophones doivent avoir un brin d'orgueil, se prendre en main et simplifier les institutions.

  • Posté par Jules Vandeweyer, mercredi 10 juin 2020, 9:17

    Ce qui nous a menés à ce désastre économique, ce n'est pas seulement la crise du covid-19. On n'avait déjà plus les moyens d'y faire face. C'est la gabegie du néolibéralisme avec sa privatisation des profits et la socialisation des pertes: l'évasion fiscale (de 2016 à 2019: 82,8+129,9+206,8+172,3 milliards partis en fumée en toute légalité) a apauvri l'Etat (même la Flandre si prospère manque de moyens et a ses pauvres). Sans parler de fraude fiscale, un "sport national". Alors, quand on dit "on n’a de toute façon pas les sous pour se l’offrir", on joue le jeu, on désarme ceux qui voudraient sauver le pays. Et on continue à vouloir la droite, c-a-d la NVA (qui roule pour la VOKA et consorts), au pouvoir pour relancer le même scénario.

  • Posté par Cornet Philippe, mercredi 10 juin 2020, 16:24

    +1

  • Posté par Jules Vandeweyer, mercredi 10 juin 2020, 9:18

    Au pouvoir pour relancer le même scénario.

  • Posté par Deckers Björn, mercredi 10 juin 2020, 7:47

    La Belgique n'est-elle pas déjà morte. On pinaille sur un prochain scrutin aux allures de train fantôme qui nous mènerait à une majorité absolue anti-belge dans le groupe linguistique nl et on désigne le clan VB-NVA. En vérité, il y a déjà une majorité absolue anti-belge dans le groupe linguistique nl, le trio VB-CD&V-NVA. Qu'on arrête de considérer le CD&V comme un parti belgicain, depuis le Walen Buiten et même encore bien avant, le CD&V est le parti AVV-VVK, le parti flamingant par excellence dont Jacques Brel chantait : "nazis durant les guerres et catholiques entre elles". La Belgique est déjà un cadavre, même pas exquis, mais putride!

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