Le chef de la police de Bruxelles: «Je ne dis pas qu’il n’y a pas de racisme chez nous»

Le chef de la police de Bruxelles: «Je ne dis pas qu’il n’y a pas de racisme chez nous»
Pierre-Yves Thienpont

Le patron de la police de Bruxelles garde un arrière-goût amer de la manifestation de dimanche « Black Lives Matter ». Les manifestants accusent les policiers de racisme et de violence, tandis que les syndicats se plaignent d’une approche trop douce. « La tolérance zéro, ce n’est pas pour ça que je suis là », déclare Michel Goovaerts (56 ans), chef de la police de Bruxelles-Capitale, au quotidien Het Laatste Nieuws.

Et ce souvenir aigri, il ne le garde pas seulement envers la manifestation. « Depuis la crise du coronavirus, le travail a été particulièrement difficile » explique le chef de corps, « puis il y a eu l’affaire Adil à Anderlecht. C’était dans une autre zone, mais soudain, tous les flics sont des racistes et des brutes. Et ce n’est pas du tout vrai. Je ne dis pas qu’il n’y a pas du tout de racisme dans nos forces de police. Il y a 2 600 personnes qui travaillent ici. Ce sont tous des gens imparfaits. Certains d’entre eux dépasseront les limites. Mais c’est une petite minorité. La plupart des policiers sont très passionnés par leur métier. Ils le font pour aider les gens. »

Michel Goovaerts rappelle que des mesures contre le racisme sont prises : « J’ai récemment suspendu un policier après une plainte pour violences sur un Soudanais dans le parc Maximilien. Je ne me prononcerai pas sur sa culpabilité, le juge va statuer cet été. En attendant, il ne reviendra pas travailler. Un tel incident est-il le résultat du racisme ? Cela aussi, c’est au juge d’en décider. Je ne sais pas. La frustration joue peut-être aussi un rôle. Je peux imaginer cela. »

 
 
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