L’haltérophilie risque de perdre son statut de sport olympique

L’haltérophilie risque de perdre son statut de sport olympique
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L’haltérophilie pourrait perdre son statut de sport olympique « en fonction des développements futurs » concernant l’enquête sur la corruption au sein de la fédération internationale (IWF), a indiqué mercredi le Comité International Olympique.

Un rapport indépendant publié la semaine passée a mis en lumière des décennies de corruption et de fraude sous la direction de l’ancien président Tamas Ajan. Le Hongrois a dissimulé des cas de dopage positif, s’est fait payer personnellement les amendes pour dopage et a retiré des millions d’euros en espèces des comptes de l’IWF.

« Nous sommes profondément préoccupés et choqués par ce rapport et par l’ampleur des activités qui y sont décrite en matière de lutte antidopage et de gouvernance », a déclaré Thomas Bach, président du CIO, lors d’une conférence de presse virtuelle. « Nous avons indiqué très clairement qu’en fonction des résultats et des conclusions de la commission de surveillance de l’IWF, nous nous réserverons le droit de prendre des mesures de très grande envergure, y compris, mais sans s’y limiter, d’examiner la question de l’haltérophilie au programme des Jeux Olympiques. »

L’enquête, menée par le juriste canadien Richard McLaren, auteur du rapport qui avait mis en lumière en 2016 un système de dopage institutionnalisé en Russie, fait suite aux accusations de corruption et de dopage venues d’un documentaire de la chaîne allemande ARD diffusé début janvier.

Après ces révélations, Ajan, 81 ans, dont vingt à la présidence de l’IWF et plus du double à des fonctions dirigeantes de l’organisation sportive, s’était mis provisoirement en retrait. Il a fini par démissionner mi-avril.

 
 
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