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Le blues des nostalgiques du confinement

Après des semaines de vie en mode pause, les confinés savourent la liberté retrouvée. Pour certains pourtant, point de soulagement. Mais le stress et l’angoisse à l’idée de reprendre le cours d’une vie pleine de contraintes.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Très chère liberté retrouvée ! Revoir les collègues, siroter un verre en terrasse, parcourir le menu de son resto préféré, programmer ses vacances : nous sommes à deux doigts – plutôt à un mètre cinquante !- de reprendre une vie « normale ». Un déconfinement que beaucoup vivent comme une libération après plus de 80 jours en stand-by.

Plusieurs études universitaires ont mis en évidence la manière dont la crise sanitaire et le confinement pesaient sur le moral des Belges. L’une d’elles, menée par l’UCLouvain et l’Université d’Anvers, nous apprenait que des sentiments dépressifs étaient constatés chez près de la moitié des sondés. Le stress et l’anxiété ressentis au début du confinement avaient progressivement fait place à des problèmes de sommeil et de concentration, de perte de confiance et de diminution de l’estime de soi.

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11 Commentaires

  • Posté par MORAN JOSE, vendredi 12 juin 2020, 10:06

    Je regrette aussi ce moment béni, moins de bruit, de pollution, de stress à part celui d'attraper le covid mais je faisais attention! Moins de consommation seulement l'essentiel, plus de temps enfin à nous pour réfléchir, dormir, rêver! Voir le fond de la Meuse hé oui sans les péniches! Entendre les oiseaux chanter le matin, avoir, enfin, ma vie à moi sans toutes ces contraintes que nous impose cette société de profit et qui ne nous rend souvent très heureux. Ce fut pour moi une parenthèse innattendue certes, mais combien bénéfique!!

  • Posté par Teughels Tania, vendredi 12 juin 2020, 10:00

    Et voilà... Voilà comment la pensée mainstream va transformer les gens raisonnables, qui ont apprécié la possibilité enfin offerte de se consacrer à l'essentiel, à l'abri de l'absurde course à la consommation et des criminelles dérives écologiques, en "angoissés" à la limite de la pathologie mentale. Pathétique.

  • Posté par Kim Slama , jeudi 11 juin 2020, 20:07

    C'est dommage de présenter les nostalgiques du confinement comme vivant une situation de faiblesse. Le vocabulaire est là, repli, peur, perte de confiance en soi... ce serait la peur de ne pas pouvoir supporter la pression sociale et professionnelle qui pousserait à ne pas se réjouir de se déconfiner et à rêver. Que de clichés, et quel manque d'imagination. Pas cool.... Et un rien culpabilisateur, non ? Et si la les réserves exprimées sur le déconfinement pour une reprise comme avant ne traduisaient qu'une évaluation, somme toute juste, de la fuite en avant dans laquelle nous vivons et à laquelle certains ne veulent plus participer? Dans mon quartier, les embouteillages, l'agressivité, les hurlements de sirènes et les odeurs de pots d'échappement ont repris le dessus. La saleté macule de nouveau les trottoirs. Comme le dit si bien un autre de vos articles, les hérésies environnementales reviennent au galop, comme si rien n'avait été exprimé pendant toutes ces semaines. Ne dites pas que les smart cities d'Europe n'ont pas résolu beaucoup de ces problèmes et que je suis faible (si pas sujette à psychotiser) parce que je n'ai vraiment pas, mais alors vraiment pas du tout, envie de renouer avec tout ça. Et de lire que l'anxieuse, c'est moi, et que ce n'est pas notre capacité à nous réformer diablement lente, si tant est qu'elle existe, qui est en cause, parce que sur Bruxelles, nous ne serions peut-être pas assez "smart".

  • Posté par Kim Slama , jeudi 11 juin 2020, 20:07

    C'est dommage de présenter les nostalgiques du confinement comme vivant une situation de faiblesse. Le vocabulaire est là, repli, peur, perte de confiance en soi... ce serait la peur de ne pas pouvoir supporter la pression sociale et professionnelle qui pousserait à ne pas se réjouir de se déconfiner et à rêver. Que de clichés, et quel manque d'imagination. Pas cool.... Et un rien culpabilisateur, non ? Et si la les réserves exprimées sur le déconfinement pour une reprise comme avant ne traduisaient qu'une évaluation, somme toute juste, de la fuite en avant dans laquelle nous vivons et à laquelle certains ne veulent plus participer? Dans mon quartier, les embouteillages, l'agressivité, les hurlements de sirènes et les odeurs de pots d'échappement ont repris le dessus. La saleté macule de nouveau les trottoirs. Comme le dit si bien un autre de vos articles, les hérésies environnementales reviennent au galop, comme si rien n'avait été exprimé pendant toutes ces semaines. Ne dites pas que les smart cities d'Europe n'ont pas résolu beaucoup de ces problèmes et que je suis faible (si pas sujette à psychotiser) parce que je n'ai vraiment pas, mais alors vraiment pas du tout, envie de renouer avec tout ça. Et de lire que l'anxieuse, c'est moi, et que ce n'est pas notre capacité à nous réformer diablement lente, si tant est qu'elle existe, qui est en cause, parce que sur Bruxelles, nous ne serions peut-être pas assez "smart".

  • Posté par Kim Slama , jeudi 11 juin 2020, 20:07

    C'est dommage de présenter les nostalgiques du confinement comme vivant une situation de faiblesse. Le vocabulaire est là, repli, peur, perte de confiance en soi... ce serait la peur de ne pas pouvoir supporter la pression sociale et professionnelle qui pousserait à ne pas se réjouir de se déconfiner et à rêver. Que de clichés, et quel manque d'imagination. Pas cool.... Et un rien culpabilisateur, non ? Et si la les réserves exprimées sur le déconfinement pour une reprise comme avant ne traduisaient qu'une évaluation, somme toute juste, de la fuite en avant dans laquelle nous vivons et à laquelle certains ne veulent plus participer? Dans mon quartier, les embouteillages, l'agressivité, les hurlements de sirènes et les odeurs de pots d'échappement ont repris le dessus. La saleté macule de nouveau les trottoirs. Comme le dit si bien un autre de vos articles, les hérésies environnementales reviennent au galop, comme si rien n'avait été exprimé pendant toutes ces semaines. Ne dites pas que les smart cities d'Europe n'ont pas résolu beaucoup de ces problèmes et que je suis faible (si pas sujette à psychotiser) parce que je n'ai vraiment pas, mais alors vraiment pas du tout, envie de renouer avec tout ça. Et de lire que l'anxieuse, c'est moi, et que ce n'est pas notre capacité à nous réformer diablement lente, si tant est qu'elle existe, qui est en cause, parce que sur Bruxelles, nous ne serions peut-être pas assez "smart".

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