Coronavirus: la porte de la fraude au chômage temporaire est grande ouverte

Coronavirus: la porte de la fraude au chômage temporaire est grande ouverte
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L’Office national de l’emploi (Onem) a ouvert 1.692 enquêtes pour d’éventuels abus au système de chômage temporaire alors qu’un total de 139.605 employeurs ont eu recours à cette mesure depuis le début de la crise sanitaire. Et à peine 461 des dossiers ont donné lieu à des contrôles sur le terrain, ce qui signifie que ce type de fraude n’est dans l’ensemble probablement pas détecté, écrivent vendredi les journaux Het Laatste Nieuws et De Morgen.

Les nouvelles règles en matière de chômage temporaire pour raison de force majeure, adoptées en réponse à la crise sanitaire due au coronavirus, rendent extrêmement difficile la détection de fraude. Les conditions d’accès sont si larges et la flexibilité pour l’employeur si grande que cela rend les contrôles presque impossibles, expliquent les quotidiens.

Une plainte peut toutefois aider à déceler une éventuelle fraude. L’Onem a reçu jusqu’à présent 370 plaintes dénonçant de possibles abus au système mais il a également lancé d’initiative certaines vérifications.

Le député N-VA Björn Anseeuw appelle dans les colonnes de Het Laatste Nieuws et du Morgen à un durcissement des conditions d’accès, maintenant que le système de chômage temporaire a été prolongé jusqu’à la fin août, mais la ministre de l’Emploi, Nathalie Muylle (CD&V), lui répond dans ces mêmes journaux ne pas vouloir toucher aux conditions d’accès actuelles.

 
 
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