PwC Belgium s’allie à la Wild Code School pour pallier la pénurie de profils numériques qualifiés

PwC Belgium s’allie à la Wild Code School pour pallier la pénurie de profils numériques qualifiés

La nouvelle ne date pas d’hier, le secteur des nouvelles technologies connaît une véritable pénurie sur le marché du travail en Belgique. Les talents informatiques sont de plus en plus recherchés par les entreprises du Royaume, et les profils qualifiés se font, a contrario, de plus en plus en rares. Une tendance que la Wild Code School, implantée à Bruxelles depuis 2018, tente de renverser. Cette école innovante basée dans de nombreuses villes d’Europe propose des formations en présentiel de 5 mois pour des métiers liés aux nouvelles technologies (développeur web, data analyst, data ingénieur, spécialiste en cybersécurité, etc.). Cette semaine, l’école frappe fort en s’alliant avec la branche belge de PwC, véritable mastodonte de l’audit. « Par ce partenariat, nous allons offrir un employeur de renom à nos alumni », se félicite François Blondeau, directeur gérant de la Wild Code School Belgique, « Si dans la pratique cette collaboration ne va pas changer le contenu de nos formations, elle constituera cependant un réel plus pour nos étudiants. Des experts de chez PwC vont pouvoir intervenir lors de nos cours et participeront à notre “Job Day”. Notre partenaire nous permettra également de réaliser des formations, des workshops, des visites mais aussi des stages en entreprises ».

Une double approche appréciée

Avec ses 1.700 employés et un chiffre d’affaires de 310,2 millions d’euros nets pour l’année 2018, PricewaterhouseCoopers Belgium n’est bien entendu plus à présenter dans le milieu de l’audit. L’entreprise se réjouit pourtant de ce partenariat. « Nous avons été séduits par la double approche offerte par la “Wild Code School”  : la reconversion professionnelle et la mise à disposition de stagiaires. Offrir à ces étudiants la possibilité de s’imprégner de la culture d’entreprise de PwC nous permet de tester leurs capacités d’adaptation à notre environnement de travail », commente Karl Bolle, responsable des ressources humaines chez PwC Belgium.

Un partenariat qui tentera par la même occasion de casser la considération selon laquelle la multinationale ne s’intéresse qu’aux profils universitaires. « PwC veut se moderniser et améliorer son image auprès des futurs professionnels. Ses cadres veulent montrer qu’ils sont prêts à recruter des profils atypiques et pas seulement des diplômés de Solvay. Nos formations sont ouvertes à tous, de 18 à 50 ans. Nombre de nos étudiants ne sont pas universitaires, certains n’ont même pas leur diplôme du secondaire. Pourtant, 90 % des étudiants qui sortent de notre école trouvent un job de Data Analyst ou de développeur web dans les trois mois, et ce, peu importe leur background. La pénurie est réelle dans le secteur, le gouvernement fédéral ainsi que toutes les régions du pays s’accordent pour le dire », développe François Blondeau.

Le rapprochement entre ces deux parties a également été lancé sur la base d’un constat commun : les métiers liés aux nouvelles technologies sont encore trop souvent étiquetés comme des professions masculines. «  C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de mettre en exergue le besoin flagrant de recrues féminines dans les STEM (Science, Technology, Engineering & Mathematics) dans ce partenariat  », précise Karl Bolle, « Nous serons d’ailleurs présents aux côtés de la Wild Code School lors des événements organisés dans le cadre de la Women in Tech Brussels, la plateforme européenne de la technologie et de l’innovation dédiée aux femmes ».

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. FILES-US-HEALTH-VIRUS-VACCINE-J&J

    Johnson & Johnson: un nouveau revers pour la campagne de vaccination

  2. Dominique Duchesnes.

    Sophie Wilmès à la veille du Codeco: «Il faut saisir l’occasion de revenir sur le chemin des libertés»

  3. PHOTONEWS_10902184-071

    Voyages: un compromis se dessine entre Etats sur le certificat vert

La chronique
  • Royaume-Uni: comment le prince Philip a veillé aux intérêts économiques de la famille Windsor

    Par Marc Roche

    Sur le sol depuis des jours, une marée de journaux, de cahiers spéciaux et de biographies lourdes comme une enclume consacrées au duc d’Edimbourg, décédé le 9 avril à l’âge de 99 ans. Le héros de la Deuxième Guerre mondiale, le croisé de l’écologie avant la lettre, le philanthrope de la jeunesse en difficulté et surtout le roc de Sa Majesté au cours d’un mariage d’une exceptionnelle longévité… au risque d’indisposer, les médias britanniques n’ont eu cesse de mettre en exergue le formidable héritage de Son Altesse royale qui doit être inhumé samedi au château de Windsor.

    En revanche, pas un mot sur son rôle de PDG de la « Firme », comme le roi George VI, père de l’actuelle souveraine, avait surnommé la famille royale. Ce trait d’humour est révélateur de la véritable entreprise qu’est devenu Windsor Inc. Cette prospérité est le legs le moins...

    Lire la suite

  • La science a donné, merci de chercher un autre bouc émissaire

    Donnez-nous des études scientifiques. Et des chiffres. Voilà ce que réclament des secteurs fermés depuis une plombe pour qu’on leur prouve l’efficacité des mesures sanitaires en vigueur. Et politiquement, ce discours percole : certains voudraient enfin qu’on leur démontre si un salon de coiffure est plus dangereux qu’un salon de thé. Ou qu’une pépinière.

    La demande est compréhensible. Pour mieux lutter contre le virus, l’idéal serait de disposer d’un hit-parade de ses endroits préférés....

    Lire la suite