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Cour Pénale Internationale: «Les sanctions de Trump visent les défenseurs de la justice et non les criminels»

Les USA n’ont jamais reconnu la Cour Pénale Internationale. Mais cette opposition est plus virulente que jamais. Jeanne Sulzer dénonce un dangereux renversement des valeurs.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

Donald Trump avait déjà, en mars 2019, privé de visa américain la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda, qui voulait enquêter sur les crimes commis en Afghanistan, entre autres par l’armée US et les talibans. La Cour a autorisé cette enquête en mars de cette année. Et ce 11 juin, alors qu’une décision est attendue sur la compétence de Mme Bensouda pour enquêter sur d’éventuels crimes de guerre commis en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, notamment par l’armée israélienne, le président américain a publié un décret autorisant des sanctions économiques et des interdictions de visa contre des responsables de la Cour impliqués dans ces deux dossiers, et contre leur famille proche.

Décodage avec Jeanne Sulzer, juriste et responsable de la commission Justice internationale à Amnesty International France.

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8 Commentaires

  • Posté par Lambert Denise, dimanche 14 juin 2020, 20:20

    Ce qui le sidère c'est qu'il faille encore enquêter sur Israël alors que cet Etat (et ça me coûte de lettre une majuscule mais je reconnais que c'est un Etat) s'assois sur le droit international et les droits des Palestiniens. Et j'ai franchement mal à l'Europe qui reste en spectatrice. Honte sur nous...qui laissons faire

  • Posté par Biot Philippe, dimanche 14 juin 2020, 14:15

    Les USA semblent avoir un principe logique: nous nous occupons nous mêmes de régler nos problèmes chez nous. Etrangers, passez votre chemin. De nombreux états n'ont pas signé le "Traité de Rome" créant la CPI et, la Russie, les usa, l'inde et la chine ne reconnaissent pas sa compétence. C'est plus facile de critiquer Donald que Vladimir ou Xijinping ou que Ram Nath Kovind.

  • Posté par Smit jean pierre, lundi 15 juin 2020, 1:08

    Il faut aller au delà des apparences. Qui est responsable de la situation au Vénézula ? Les USA ont juré la perte de ce pays car il a eu l'outrecuidance d e mettre les intérêts de son peuple avant celui de Wall street. SOus Chavez , tous les indicateurs de lutte contre la pauvreté ont connus des améliorations spectaculaires .Quand Le Venezueal a voulu conclure des contrats de livraison de pétrole contre paiement en Yuan, deux jours après il y a eu tentative de coup d'Etat. Ce pays est dans l'impossibilité d'acheter des médicaments ou des composants à l'étranger car il lui est impossible de payer en dollars qui sont bloqués par la Fed, d'où fermeture des usines , chômage,mortalité élevée etcc...

  • Posté par Naeije Robert, dimanche 14 juin 2020, 20:32

    M Smit, "Les victimes civiles causées par les embargos unilatéraux : Iran, Vénézuela, Russie..." Bon, on peut discuter la Russie. Mais l'Iran et le Venezuela (qui s'aiment bien d'ailleurs) ne sont pas des paradis de droits de l'homme! pas plus et probablement moins que l'Afrique du Sud d'avant Mandela qui fut en son temps soumise à un embargo sévère destiné à mettre fin à l'apartheid.

  • Posté par Smit jean pierre, dimanche 14 juin 2020, 20:21

    Dès lors les USA ne seront jamais jugés pour les victimes civiles de toutes leurs agressions : Soudan, Afghanistan , Irak .Sans compter les victimes civiles causées par les embargos unilatéraux : Iran, Vénézuela, Russie,

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