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Des membres du personnel soignant vont porter plainte contre le gouvernement

L’organisation « La santé en lutte » estime que la vie du personnel soignant a été mise en danger.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Lors d’une action ce dimanche après-midi à Bruxelles, le personnel soignant a annoncé qu’il porterait plainte contre le gouvernement fédéral pour mise en danger de leur vie.

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En colère contre la gestion de la crise sanitaire, le personnel soignant avait prévu plusieurs rassemblements ce dimanche 14 juin à 14h pour dénoncer le manque de moyens, la surmortalité chez soignants que cela a causé, et demander un refinancement d'urgence. Des haies de déshonneur devaient avoir lieu devant le cabinet de la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block à Bruxelles, le ministère des Finances à Charleroi, et sur la place Saint-Lambert à Liège. A 14h, près de deux cents personnes étaient réunies ce dimanche dans la capitale. Moins d’une heure plus tard, l’action s’est terminée sous les yeux de la police en nombre.

Le Conseil d’État confirme l’interdiction de manifester

L’organisation « La santé en lutte » a par ailleurs introduit samedi 13 juin un recours en extrême urgence auprès du Conseil d’État afin de permettre l’organisation de ses actions ce dimanche après-midi. L’action « Déconfinons notre colère » appelait le personnel soignant et la population à former dimanche une haie de déshonneur dans plusieurs villes en Belgique. Le Conseil national de sécurité et le bourgmestre de Bruxelles avaient de leur côté rappelé qu’ils interdisaient tout type de manifestation.

Le Conseil d’État a étudié le dossier ce dimanche matin et a rendu son arrêt en début d’après-midi, déboutant le recours. La juridiction a estimé qu’il n’y avait pas d’extrême urgence dans le cas présent, l’action de protestation pouvant être menée dans quelques jours. Le prochain Conseil National de Sécurité doit bientôt définir  « des perspectives pour l’ensemble du pays en ce qui concerne l’expression publique », et ce « afin d’allier la liberté d’expression aux impératifs sanitaires et la gestion de l’ordre public ».

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19 Commentaires

  • Posté par Caelen Yves, dimanche 14 juin 2020, 18:55

    Soutien au personnel soignant, bravo et merci !

  • Posté par Monsieur Alain, dimanche 14 juin 2020, 18:24

    Nous sommes bien sous un régime d'exception liberticide. Seules quelques manifs, conformes aux vues de l'autorité en place, sont autorisées laquelle se paie ainsi une propagande à bon compte. La liberté pour quelques uns, ça s'appelle une dictature. Le Conseil d'Etat français lui l'a bien compris qui a cassé l'interdiction de manifester.

  • Posté par Dagnelie Raphaël, dimanche 14 juin 2020, 16:37

    Une occasion supplémentaire pour les avocats de s'enrichir. Tous les pays ont été confrontés aux mêmes problèmes. Il faut être réaliste : personne n'avait jamais prévu une telle pandémie.

  • Posté par LAURENT Christian, samedi 20 juin 2020, 17:19

    L'OMS avait prévenu avant les premiers cas chez nous, ainsi que des médecins. C'est plus facile de mettre la tête de Maggie De Block dans le sable que de prendre des mesures préventives et se munir en matériel nécessaire! L'Allemagne est un exemple de pays qui s'est organisé correctement, et les chiffres montrent le résultat obtenu.

  • Posté par cordier laurent, dimanche 14 juin 2020, 17:14

    La pandémie à commencé en Chine avant la fin de l'année 2019. Le problème s'est étendu à l'Italie quelques semaines plus tard (donc bien plus près de chez nous). Il était clair à ce moment que le virus était très contagieux. Il ne faut pas être médium pour prévoir une pandémie mais tenir compte des faits. Cela n'a pas été le cas en l’occurrence. Il ne suffisait que de faire le nécessaire pour permettre au personnel soignant de se protéger correctement pour faire sont travail mais rien n'a été fait. Les prestataires de la première ligne ont tous simplement été oubliés et ont été envoyés au feu sans extincteurs...

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