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Au moins 5.000 patients traités à la chloroquine en Belgique

Comptant autant de détracteurs que d’adeptes, la chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine sont toujours administrés dans les hôpitaux belges. Souvent à la demande du patient lui-même. Radioscopie de son utilisation et des enjeux scientifiques.

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Temps de lecture: 7 min

Elle déchaîne tant les passions qu’on ose à peine écrire son nom. Depuis que la crise sanitaire est devenue mondiale, les publications scientifiques sur les effets bénéfiques ou les dangers de la chloroquine sont légion. Un intérêt pour l’antimalarique et son dérivé, l’hydroxychloroquine, dopé par les polémiques : les affirmations du très clivant Pr Raoult en France et, plus récemment, le « LancetGate ». Aujourd’hui, à la lumière de toutes ces vérités et contre-vérités, on est sûr d’au moins une chose : c’est qu’on est sûr de rien.

Pourtant, en l’absence de consensus sur la question et de directives claires réglementant son usage, les hôpitaux belges ont été contraints de se prononcer en faveur ou non de la chloroquine. Avec pour résultat le fait qu’en fonction de leur lieu d’admission, certains patients atteints de coronavirus ont reçu un traitement incluant la chloroquine ou une autre combinaison de médicaments.

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20 Commentaires

  • Posté par Biot Philippe, lundi 15 juin 2020, 12:33

    Qui parmi nous est suffisamment formé et compétent pour se permettre de trancher sans risquer le ridicule. Pour moi, la règle est simple: si je fais appel à un médecin ou si on me désigne un spécialiste, je leur fais aveuglément confiance. Que ce soit pour un traitement ou que ce soit pour une opération, je ferme les yeux et je fonce. Il y a toujours un risque, même pour une opération de chirurgie plastique.

  • Posté par Martin Roland, lundi 15 juin 2020, 10:10

    En fait, cette histoire, c'est comme être un " Témoin de Jéhovah " ...

  • Posté par NICODEME CLAUDE, lundi 15 juin 2020, 10:09

    BTW, à continuer de la sorte, écrire des articles uniquement à charge et donc sans aucun esprit objectif, le Soir donne presque raison aux "alerteurs" type J.J.Crèvecoeur ou autres quand ils parlent des "media mainstream" totalement à la solde des big pharma et de la finance.

  • Posté par Ask Just, lundi 15 juin 2020, 10:22

    L'article, s'il avait voulu ête à charge aurait cité les dernières études randomisées n'ayant à nouveau détecté aucun effet de l'HC, même donnée dès les premiers jours après exposition au virus. Vous voyez un complot big pharma, je vois un professeur cherchant à tout prix la notoriété, au point de refuser de démontrer ses thèses de façon indubitable

  • Posté par NICODEME CLAUDE, lundi 15 juin 2020, 10:04

    Le Soir est incroyable! Tous les articles ont toujours été 'à charge' de l'HC. Il y a même eu TROIS artciles sur 2 étudekeke qui ne portaient que sur 183 et 150 cas (d'où le keke) et qui testaient l'HC dans le seul cas où le Pr. Raoult avait déjà dit son inefficacité (stade grave de la maladie). donc études inutiles. Mais je n'ai pas lu un article prônant l'HC alors que les Chinois et les Singapouriens avaient déjà écrit des articles mettant en avant son efficacité, peut-être pas spectaculaire - bien qu'un rapport de 1 à 5 (Marseille vs Paris) est loin d'être négligeable quand il s'agit de décès !!! Quant au fait de faire des test randomisés, je viens de répondre à un post plus ancien mais je vais me répéter ici: le Pr. Raoult, n'a pas fait d'étude "randomisée"... parce qu'il a SOIGNE des malades. Si vos parents s'étaient présentés pour être déclarés positifs, qu'auriez-vous répondu au Pr. Raoult s'il vous avait dit: "j'ai un traitement auquel je crois, sans certitude (car le virus n'est pas encore connu) mais qui a donné des résultats en Chine et à Singapour. Mais comme je viens de le prescrire au patient précédent, pour vos parents, je vais leur donner un placebo, pour tester si mon traitement est bon. (i.e., je pense que je vais sauver le patient précédent mais malheureusement, pour vos parents, ils ont tiré la mauvaise carte et je ne les traiterai pas !!!)" . Que lui auriez-vous répondu ? 1) "Ah oui, très bien, je comprends que vous deviez faire des tests randomisés" ou 2) "Mais non!!! que Diable, tant pis pour les tests! Soignez mes parents !". Perso, je choisis l'option 2) !!!!!!!!

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