Paul Magnette propose une tripartite: «Je veux éviter la paralysie et des élections»

Paul Magnette, l’actuel président du PS
Paul Magnette, l’actuel président du PS - Belga

Le président du PS, Paul Magnette, voit dans la formule d’une tripartite classique la seule option qui permette à la Belgique d’éviter « le chaos et la paralysie » après le 27 juin et la fin des pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement fédéral.

M. Magnette et son homologue du SP.A, Conner Rousseau, ont remis lundi un rapport à la Première ministre, Sophie Wilmès, afin de préparer l’après 27 juin. Ils ont consulté les dix partis associés aux pouvoirs spéciaux sur la façon de constituer un gouvernement fédéral et préparer un plan de relance.

Comme avant la crise du coronavirus, aucune majorité ne semble possible, chaque formule se heurtant aux exclusives mises par l’un ou l’autre parti.

« Après un an de crise, on a testé une dizaine de formules mais il y a toujours un des partis indispensables qui n’en veut pas », a souligné M. Magnette sur le plateau de la RTBF.

Les deux présidents proposent donc que les partis socialistes et le CDH se joignent à la coalition gouvernementale actuelle -MR, Open VLD, CD&V pour mettre sur pied un programme de gouvernement et de relance d’ici le mois de septembre quand Mme Wilmès posera à nouveau la question de la confiance au parlement.

Une majorité relative…

Cette tripartite classique ne disposera que d’une « majorité relative », soit 71 sièges sur 150, a souligné M. Magnette sur le plateau de la RTBF. Actuellement, les libéraux et le CD&V ne peuvent compter que sur 38 sièges.

Il faut aujourd’hui se décider, selon le président du PS. Des décisions doivent être prises pour refinancer les soins de santé, sauver des entreprises et des emplois et amortir les effets sociaux de la crise.

Les socialistes ne voient pas de solution de rechange à leur proposition. « Je veux éviter la paralysie et les élections », a dit M. Magnette.

… pas un premier choix

« Ça ne peut-être en aucun cas le premier choix », a réagi Georges-Louis Bouchez, le président du MR. « Le premier choix, c’est une majorité large et qui est aussi une majorité dans les différentes communautés du pays », a-t-il répété. « Si aucune solution n’est possible, ça serait irresponsable de dire qu’on rejette cette formule (NDRL la majorité relative) car on jetterait le pays dans de graves difficultés », a complélé le libéral. Sur ce point Magnette n’a pas caché qu’il préférerait aussi une majorité forte. « Même le gouvernement d’union nationale a été rejeté », a commenté le socialiste.

 
 
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