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Faut-il recadrer les oeuvres «racistes»?

Le film de Victor Fleming de 1939 a été retiré du catalogue de HBO. Il y retrouvera sa place, mais avec une remise en situation. Le problème ? Le racisme ordinaire du film et du roman de Margaret Mitchell qui l’a inspiré.

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C’est la polémique du moment. Comment en effet admettre de montrer aux gens aujourd’hui le racisme ordinaire que l’on voit dans le film comme dans le roman, au moment où, depuis la mort de George Floyd, les manifestations se multiplient partout dans le monde sous le slogan « Black Lives Matter » ? Dans le film comme dans le roman, l’esclavage est montré comme une situation assez heureuse. Les esclaves noirs et leurs maîtres blancs semblent une grande famille liée par une affection réciproque.

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18 Commentaires

  • Posté par Hubert Wynands, jeudi 18 juin 2020, 8:11

    Il serait peut-être temps d’arrêter de déconner. Il y a des gens qui n’ont vraiment rien de mieux à faire ?

  • Posté par THIRION B, mercredi 17 juin 2020, 18:46

    Une dictature de la pensée unique est en marche... On ne pense plus, on ne lit plus, on n'argumente plus. On suit la masse ignorante , adoratrice de Facebook , Instagram et de TiK Tok . Pauvre société !

  • Posté par Herzhaft Cisco, mercredi 17 juin 2020, 18:26

    Quant à "Autant en emporte le vent", et sa présentation de l'esclavage, on peut, bien sûr, s'en offusquer.... Mais, en tant que musicien de blues et conférencier sur l'histoire de cette musique, je présente le contexte esclavagiste sudiste, comme très particulier, par rapport aux autres nations, souvent coloniales. La grande différence est la proximité, la plantation où vit le maître entourée des cases des esclaves. Les domaines français, ou britanniques, espagnoles, ou autres étaient gérés par des contremaîtres, loin du propriétaire resté en Europe. Là, dans le vieux Sud, ou même le "deep south", on se côtoie, et, effectivement, le paternalisme est souvent de mise. D'autant, que, la traite étant interdite depuis 1807, la prolifération des esclaves se base beaucoup sur la reproduction. Et celle ci reste dépendante de la manière dont ils sont traités. Il faut rappeler que le blues, cette musique cathartique, désespérée, née au début du XXème siècle est une sublimation d'une ethnie soumise à la ségrégation, aux meurtres racistes, aux brimades visant à la rabaisser, et qui n'exprime que quelques réminiscences de l'esclavage.

  • Posté par Herzhaft Cisco, mercredi 17 juin 2020, 18:03

    Juste un petit mot sur la dernière phrase de l'article à propos des westerns. Ce qui y est véhiculé, comme à l'habitude, sur l'idée que le western présente de bons cowboys et des méchants indiens, est, pour le moins, une contre vérité totale. Ce genre, très populaire dans les années quarante, filmé en séries, avec des héros chantants, présentait des personnages bébêtes, cowboys ou indiens, mais avec un penchant très net pour la victimisation des peaux rouges, roulés, ou remontés par de méchants blancs crapuleux. Dans les années 50, son âge d'or et de raison s'en vient, avec de nombreux films sans indiens, ou avec un parti pris évident contre leur traque, l'utilisation sans vergogne de leur territoire, ou la manipulation dont ils sont victimes par des spéculateurs particulièrement repoussants... Quelques films présentent des tribus sanguinaires, mais toujours sur des faits de guerre réels. Et cela reste rare. Le western reste un genre cinématographique mythique, souvent de très grande qualité, auquel se sont prétés tous les grands réalisateurs, en particulier européens, chassés par le nazisme.

  • Posté par Biot Philippe, mercredi 17 juin 2020, 17:34

    Vous allez voir: ils vont finir par brûler les films de cow-boys et d'indiens! On va arriver à la pensée unique et à une police de la pensée. On va brûler des films avec les Rois de France qui épousaient des jeunes filles à peine femmes. On va brûler les films où des enfants poussaient les wagons dans les mines. On va brûler les films où on voit des prostituées. On va détruire tous les films où un acteur blanc tue un acteur noir.....Où allons-nous?

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