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«Justice et crise sanitaire: halte aux coups de force du ministre Geens»

L’urgence liée à la gestion de la pandémie est le laboratoire idéal de l’expression décomplexée des volontés politico-économiques, en l’espèce les ambitions du ministre Geens de continuer à déboulonner les fondamentaux de la justice, affirme dans une carte blanche l’Association syndicale des magistrats

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Temps de lecture: 6 min

Koen Geens est ministre de la justice depuis 2014. Depuis le 8 décembre 2018, il appartient à un gouvernement minoritaire chargé, en principe, des seules affaires courantes.

Durant son mandat, il a porté avec rudesse une politique d’austérité aggravée qui a littéralement asséché la justice. Au risque d’augmenter l’arriéré judiciaire, il s’est en outre entêté à violer la loi qui impose le nombre des effectifs dans chaque palais : magistrats, greffiers et employés. A la demande de l’Ordre des barreaux francophones et germanophones, l’État belge a ainsi été condamné le 13 mars 2020, par le tribunal de première instance de Bruxelles, à respecter la loi et à remplir les cadres des palais.

Le 20 mars 2019, à l’occasion de la journée d’alerte lancée par les acteurs de justice et alors qu’il était en campagne électorale, il a eu l’audace de conditionner son acceptation d’un nouveau mandat à la justice à un refinancement qu’il évaluait à 740 millions d’euros.

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1 Commentaire

  • Posté par Marlier Jacques, mercredi 17 juin 2020, 20:00

    M. Geens me semble bénéficier d'une aura assez étonnante auprès de certains journalistes et d'une certaine "élite". Est-ce parce qu'il est d'un abord affable et spirituel? Il est régulièrement taclé par divers magistrats, qui lui reprochent de saper les pouvoirs constitutionnels de la Justice... et cela passe tout seul sans grands remous, ou en tous cas sans remous proportionnels à la gravité des accusations. Alors, mesdames et messieurs les journalistes, ces accusations sont-elles plutôt fantaisistes (voire corporatistes dans le chef des magistrats) ou sont-elles réellement graves et fondées? Et dans ce dernier cas, qu'attendez-vous pour lancer une investigation sérieuse? La séparation des pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif est un principe démocratique capital pour le bon fonctionnement des démocraties. Il vous revient à vous, "le quatrième pouvoir", de le défendre. La population a besoin de vous.

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