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«Épidémie et racisme anti-noir: nous voulons des mesures structurelles!»

Un collectif de chercheuses et de chercheurs demande la mise en place d’une politique de recherche sur le racisme anti-noir en Belgique, qui puisse révéler les logiques structurelles

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Temps de lecture: 6 min

La gestion globale de l’épidémie de Covid-19 en Occident n’est pas étrangère à la mobilisation antiraciste sans précédent à laquelle on assiste depuis le meurtre policier de George Floyd à Minneapolis, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. Car la pandémie ne peut être dissociée des inégalités socio-économiques, ni du racisme qui les alimente.

Alors que le racisme anti-noir est la parent pauvre de la recherche et de l’antiracisme en Belgique, l’antiracisme porté par les Afro-Belges n’a jamais été aussi mobilisateur, ni autant suivi par ceux qui ne sont pas touchés par le racisme anti-noir, les blanc.hes et les autres minorités racialisées. Rappelons-le, 20 ans après la promesse faite lors de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban en 2001, la Belgique n’a toujours pas de plan national, interfédéral, de lutte contre le racisme.

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3 Commentaires

  • Posté par PAHAUT Laurette, mardi 23 juin 2020, 14:00

    Affaire Eric Chouviat : idem que ce qui s'est passé aux USA au sujet de George Floyd : assassinat par des policiers et curieusement Le Soir n'est même pas foutu de relayer l'information ? pourquoi :?

  • Posté par Naeije Robert, mardi 23 juin 2020, 10:29

    "La décolonisation de la société est inextricablement liée à une politique volontariste de lutte contre les inégalités raciales". Je ne sais pas ce que décoloniser une société veut dire, mais pour objectiver des inégalités raciales, il faut d'abord que les races soient définies et identifiées. Toute entreprise qui le ferait serait qualifiée de stigmatisante - et probablement illégale

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, samedi 27 juin 2020, 13:23

    Si je comprends bien, c'est pourtant ce que le collectif demande. Avec une certaine logique, d'ailleurs: pour pouvoir appréhender un problème, il faut évidemment en connaître les termes. L'interdiction des inventaires "ethniques" répondait à une intention louable et idéaliste: il n'y a qu'une catégorie d'humains. On voit peut-être les limites de cette position de principe. Mais mesure-t-on bien les risques et dangers à y renoncer?

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