Roald Aerden à la présidence de Neo

Roald Aerden à la présidence de Neo
Pierr-Yves Thienpont

Roald Aerden a été élu ce vendredi président du conseil d’administration de Neo, la structure en charge des projets Neo1 (centre commercial) et Neo2 (Centre de conventions). Le poste, dévolu à Défi, revient à un proche de François De Smet. « Je le connais depuis quinze ans, explique le président amarante. Ce n’est pas un affidé du parti, il n’a pas sa carte de membre. » Ceci posé, François De Smet passe en revue le CV de Roald Aerden. « Il a fait toute sa carrière dans l’immobilier d’entreprise et de bureaux, en Belgique et à l’international. Il connaît bien le secteur et ses acteurs, il est vierge dans le dossier Neo. Comme président du ÇA, il est à sa place, il a l’expertise nécessaire et le regard extérieur. »

Son mandat ? « Son regard sera celui de l intérêt général et du bien public, qui a peut-être manqué dans cette structure, sans vouloir faire de procès d intentions. Il faut aussi veiller à la sauvegarde des intérêts des riverains. Je ne serai pas directif à son égard, je lui demanderai juste de m’informer », assure François De Smet.

Réflexion sur le secteur des conférences

Roald Aerden, dont l’entrée en fonction a été retardée par la crise du corona, espère pouvoir apporter au projet « une capacité à faire le lien entre le monde politique et le monde économique, qui a d’autres visions, que je connais ».

Fin janvier, il se montrait confiant sur l’avenir du projet. « La vision du centre de conventions est excellente. Une capitale sans centre de conventions digne de ce nom, ça ne va pas ! Je voudrais apporter, à cette aventure, la négociation, avec les différentes parties, pour éviter les avocats le plus possible. Il faut qu’on trouve des intérêts communs. La Flandre, Bruxelles, les riverains ont tous intérêt à ce qu’on trouve, il faut les écouter, les rencontrer. Il ne faut pas faire la guerre, il faut négocier, dans un esprit positif pour éviter les conflits. »

Aujourd’hui, le Covid change la donne. « Cela nous oblige à entamer une réflexion qui englobe les conséquences de la crise sur le secteur MICE (Meetings, incentives, conferencing and exhibitions, NDLR) durement atteint et la nécessité de relancer l’économie par des investissements. Mon attachement à ce que Bruxelles soit doté d’un centre de congrès est connu. Espérons qu’il verra le jour compte tenu des difficultés que crée cette crise sanitaire et économique »

 
 
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