Les matches de légende des Diables rouges: le coup de bluff gagnant de Roberto Martinez contre le Brésil en 2018

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Le 6 juillet 2018, Roberto Martinez est parvenu à faire ce que peu d’entraîneurs parviennent à réaliser dans une carrière : laisser sa trace, mettre une patte bien visible sur un match d’une importance capitale, en l’occurrence ici pour les Diables rouges. Et réussir un coup de bluff qui restera à jamais dans les annales.

En décidant de placer Romelu Lukaku sur le flanc droit pour bloquer les montées de Marcelo, et de renforcer l’entrejeu en offrant à Chadli la possibilité de repiquer dans l’axe pour venir soutenir Witsel et Fellaini une fois le ballon perdu, le Catalan a surpris tout le monde, à commencer par la sélection auriverde. De Bruyne, repositionné en « 9 », et Hazard, intenable pour le « bleu » Fagner, ont complété un chef-d’œuvre qui, il est vrai, aurait pu ne jamais se concrétiser si la (mal)chance s’en était mêlé.

Le poteau touché par Thiago Silva après seulement sept minutes de jeu et le penalty non-sifflé sur Gabriel Jesus après une faute tout de même bien présente de Vincent Kompany nous rappelle que les exploits se fondent parfois sur peu de chose. Sur un coup du sort, d’abord, après que Fernandinho ait dévié dans ses propres cages le ballon du 0-1, lançant ainsi une soirée qui allait s’avérer étouffante.

Le Brésil K-O

Le break réalisé avant la pause par De Bruyne, notre homme du match à l’époque (9), ne devait, lui, rien à personne. Une frappe sèche, pure, limpide et imparable pour Alisson après, ne l’oublions pas, un « rush » aussi improbable que généreux de la part de Romelu Lukaku. Le Brésil était K-O debout, mais plus les minutes allaient s’égrainer, plus les quintuples champions du monde allaient revenir dans la partie.

Le but de la tête de Renato Augusto, d’ailleurs, était venu récompenser les efforts de joueurs brésiliens qui n’y vont généralement pas par quatre chemins une fois mis au pied du mur. Mais ce soir-là, un grand Thibaut Courtois avait sorti son plus beau costume, tout noir, pour ensuite mieux hanter les nuits des Sud-Américains. Une détente inimaginable dans les arrêts de jeu sur une enroulée de Neymar pour sceller le destin des deux équipes. Et envoyer la sienne pour une demi-finale historique face à la France.

 
 
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